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Le canal de Suez gèle ses tarifs de passage


Un trafic en recul de 7% sur le Canal de Suez en décembre dernier. (DR)
Un trafic en recul de 7% sur le Canal de Suez en décembre dernier. (DR)
EGYPTE. Le canal de Suez vit en ce moment un scénario digne des dix plaies d’Egypte.

Au recul des taux de fret, du ralentissement de l'économie mondiale et des échanges maritimes, la chute des cours du pétrole est venu s’ajouter à la piraterie dans le golfe d’Aden. Conséquence, les assureurs ont fait passer cette zone en risque de guerre.

Le risque et ce coût supplémentaire, lié aux surprimes d'assurance, pourraient inciter un peu plus les armateurs et affréteurs à éviter le nord de l'Océan Indien, d’autant que la chute du prix du pétrole divisé par trois en quelques mois, rend plus incitateur le choix du contournement par le cap de Bonne-Espérance.

L’impact se mesure déjà sur le canal de Suez emprunté annuellement par quelque 18 000 navires, et dont le trafic apporte l'une des principales sources de revenus de l'Etat égyptien avec des recettes annuelles de près de 5 milliards de dollars prévus en 2008 (3,3% du PNB). Cette voie a enregistré une nette baisse de son trafic en décembre. Un recul de l’ordre de 7% que le premier trimestre 2009 devrait confirmer.

Autant dire que pour l'autorité du canal de Suez, le contexte pousse à être conciliant avec les clients. Après avoir envisagé une baisse de ses tarifs, elle a finalement décidé le gel des taxes pour les navires empruntant les 163 km du passage. La mesure sera t-elle suffisante pour arrêter la fuite du transit des navires ?


Robert Villena


Mercredi 7 Janvier 2009



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