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Le TGV marocain, futur fer de lance du développement économique





Dans un an, le premier TGV marocain mettra Tanger à seulement 1h20 de Casablanca. Ce premier pas entre dans une stratégie de développement de la grande vitesse au Maroc avec 1 500 km de voies nouvelles programmées.



A terme, les lignes à grandes vitesses devraient couvrir 1 500 km de voies ferrées (carte : ONCF)
A terme, les lignes à grandes vitesses devraient couvrir 1 500 km de voies ferrées (carte : ONCF)

MAROC. Alors que les premiers essais dynamiques du TGV marocain ont débuté en février 2017 et se poursuivent actuellement, avec ce projet de l'ONCF (Office national des chemins de fer marocain) le pays abat une carte maîtresse dans le domaine des transports et l'aménagement du territoire.

La ligne à grande vitesse marocaine devrait entrer en service à l'été 2018. Elle reliera les villes de Tanger et Kenitra à une vitesse de 320 km/h. Cette LGV marque la première réalisation d'un vaste programme destiné à développer le fer au Maroc en reliant les façades méditerranéenne et atlantique d'ici à 2030. Elle se raccordera au réseau classique déjà existant pour mettre Tanger à 2h10 de Casablanca et à 1h20 de Rabat. Contre respectivement 3h45 et 4h45 actuellement. Six millions de passagers devraient emprunter cette ligne de 200 km.

Le premier TGV marocain va permettre la création de 2 500 emplois directs et indirects durant la phase d'exploitation alors qu'actuellement 330 ingénieurs (60% Marocains) - ils seront 450 prochainement - travaillent déjà sur le projet.


20 milliards de dirhams d'investissements

Le projet marocain de lignes à grande vitesse porte en tout sur 1 500 km de voies et inclut également un Casablanca-Oujda (en 3 heures) et un Tanger-Casablanca- Agadir (4 heures).
Une ligne Marrakech-Agadir se trouve aussi en discussion ainsi qu'un TGV Rabat-Madrid (4 heures) - qui permettrait un Rabat-Paris en huit heures – à condition que le tunnel de Gibraltar voit le jour.

Selon l'ONCF, la grande vitesse devrait porter le nombre de voyageurs au Maroc à 133 millions contre 52 millions prévisibles sans ce projet. Elle rapprochera non seulement les principales villes mais participera au développement de l'économie.

Ce premier maillon des LGV marocaines a nécessité une enveloppe globale de 20 milliards de dirhams (1,8 mrd€) dont 10 milliards pour l'infrastructure ferroviaire, 5,6 milliards pour les équipements ferroviaires et 4,4 milliards pour le matériel roulant. A cette somme, il faut ajouter 1,2 mrd€ pour la mise à niveau des lignes classiques assurée par l'ONCF.

Le projet a été qualifié d'infrastructure la plus chère d'Afrique par Deloitte Touche Tohmatsu Limited en février 2017. Selon l'étude du cabinet britannique, la LGV entre Tanger et Casablanca aura coûté au global 4 mrds$ (3,8 mrds€) à son entrée en service en 2018.

Les principaux bailleurs de fonds sont l'Etat du Maroc (4,8 milliards de dirhams – 450 M€) et plusieurs fonds arabes (380 M€), dont le Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES) pour 864 millions de dirhams (81 M€). La France a apporté son support – en novembre 2008 Paris accordait un prêt de 625 M€ - et encore récemment (novembre 2016 lors de la Cop22) avec la signature d'un protocole financier de 70 M€ pour le financement des prestations intellectuelles du projet. Le Fasep (Fonds d'étude et d'aide au secteur privé dépendant de la direction générale du trésor français) a également contribué pour 75 M€ ainsi que l'Agence Française de Développement (AFD) pour 220 M€.




Vendredi 10 Mars 2017




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