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Le Parti Socialiste Espagnol s'effondre dans les urnes




Le leader du Partido Popular, Mariano Rajoy, grand vainqueur du scrutin (photo : DR)
Le leader du Partido Popular, Mariano Rajoy, grand vainqueur du scrutin (photo : DR)
ESPAGNE. José Luis Rodriguez Zapatero a reconnu sa défaite, au soir des élections régionales et municipales espagnoles du 22 mai 2011. Le PSOE (Parti Socialiste) ne recueille en effet que 28% des suffrages, contre 38% pour le PP (Partido Popular), principal parti d’opposition.

Cette différence de dix points représente un écart de 2,2 millions de bulletins de vote : une claque pour le PSOE, qui enregistre son plus mauvais résultat depuis trente deux ans, et paye au prix fort les mesures d'austérité adoptées pour faire face à la crise économique et financière.

Le parti de gouvernement a été défait dans tout le pays, et perd des bastions symboliques qu'il contrôlait depuis l'avènement de la démocratie en Espagne, en 1975 ; C'est notamment le cas dans la région de Castilla-la-Mancha, et surtout à la mairie de Barcelone, emportée par Xavier Trias, représentant du parti catalan de centre-droit CiU (Convergencia i Unio).

Le scrutin marque également l'arrivée dans le paysage politique espagnol du parti indépendantiste Basque Bildu, qui avait failli être interdit d'élections à cause de ses liens supposés avec la bande terroriste ETA. Bildu devient le deuxième parti au Pays Basque, en obtenant 25% des voix.

L'écrasante victoire du PP annonce sans doute le changement attendu pour le prochaines élections nationales, dans un an. José Luis Rodriguez Zapatero a déjà annoncé qu'il ne sera pas candidat à sa propre ré-élection ; il abandonnera donc le poste de président du gouvernement, plus que jamais promis au leader du Partido Popular, Mariano Rajoy.

Reste à savoir comment évoluera le climat social, qui s'est quelque peu échauffé dans la dernière ligne droite de la campagne électorale, avec des manifestations de masse au centre des grandes villes espagnoles. Ce mouvement spontané de jeunes « indignés », premières victimes de la crise, révèle l'exaspération face à l'augmentation d'une précarité qui explique aussi la défaite du PSOE.


Lire aussi : Les indignés du « 15 M » s'immiscent dans les élections en Espagne



Francis Mateo, à BARCELONE


Lundi 23 Mai 2011



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