Le Parlement espagnol valide un décret pour faciliter les accords en entreprises
Le ministre du Travail Valeriano Gomez a su convaincre les députés (photo : Ministère espagnol du Travail et de l'Immigration)
ESPAGNE. Le gouvernement espagnol a fait approuver son décret sur la négociation collective devant le parlement national, mercredi 23 juin 2011. Cet amendement à la législation du travail, visant à introduire davantage de flexibilité dans le fonctionnement des entreprises, était devenu nécessaire après l'échec des négociations entre le syndicat patronal CEOE et les deux grandes organisations syndicales de salariés, CCOO et UGT.
Ce texte vise à faciliter les accords entre représentants du patronat et des salariés à l'intérieur de chaque entreprise. Le décret fixe notamment une date butoir pour conclure les accords, quatorze mois après le début des négociations. Jusqu’à ce terme, les précédents accords resteront valides. Si, dans ce délai, syndicats de salariés et du patronat n'ont pas réussi à s'entendre, un « arbitre » devra trancher. Dans cette phase ultime de médiation, ce sont les régions qui auront l'autorité pour départager les partenaires sociaux ; c’est à cette condition que les partis « autonomistes » basque (PNV ) et catalan (CiU ) ont accepté de voter le décret devant le Parlement. Le décret valide également des dispositions pour introduire davantage de flexibilité dans la gestion du personnel, afin d'éviter les licenciements. Les entreprises espagnoles pourront ainsi redistribuer 5% du temps de travail de leurs salariés, soit 80 heures annuelles en moyenne pour chaque salarié. Dans ce cas, la direction devra soumettre sous quinzaine un protocole d'accord aux syndicats de salariés. Un délai d'une semaine est ensuite octroyé pour trouver un compromis. À défaut, l'accord sera soumis à un arbitrage institutionnel, dépendant des communautés autonomes ou du Ministère du Travail. Le texte validé par le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero a provoqué de fortes critiques de la part des deux grandes centrales syndicales de salariés, dans un contexte de pression économique et sociale qui place l'exécutif espagnol dans une tenaille : avec d'un côté les mises en garde du FMI, estimant que l'économie espagnole devra mettre en œuvre de nouvelles mesures d’ajustement, et de l'autre les grondements de la rue. Quelques jours seulement avant l'adoption de ce décret concernant la loi du travail, 45 000 personnes ont défilé à Madrid pour protester contre le futur Pacte pour l’Euro et contre de nouvelles mesures d'austérité. Francis Mateo, à BARCELONE
Jeudi 23 Juin 2011
Lu 872 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||




Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







