Le Maroc touristique pousse un "ouf" de soulagementEn 2009, le Maroc a enregistré 8,35 millions de touristes (+6%), 16,2 millions de nuitées (-1,6%) et 52,4 milliards de dirhams de recettes (-5,7%).
MAROC. Avec 8,35 millions de touristes (+6%), 16,2 millions de nuitées (-1,6%) et 52,4 milliards de dirhams de recettes (-5,7%), environ 4,6 Mds €, le Maroc aura limité la casse en 2009.
Globalement, la politique marketing offensive des autorités et des professionnels semble avoir porté ses fruits. Une stratégie développée en direction des pays émetteurs traditionnels, comme la France, l’Allemagne ou l’Espagne, mais aussi vers de nouveaux marchés comme la Russie, les Etats-Unis ou les pays du Moyen Orient. Pour son plan anticrise, le royaume a débloqué une enveloppe de 100 millions de dirhams (8,8 M€). « Avec la crise, nous nous attendions au pire, convient Meryem Youssoufi, chargée du tourisme à la Communauté urbaine d’Agadir. "Vu le contexte, les résultats ne sont pas trop mauvais (…) Les chiffres ont légèrement baissé sur les deux derniers mois de l’année 2009 ». A Agadir, le nombre de touristes a atteint 699 315 personnes, en légère baisse de 4%. Premier marché, la France est en recul (-8%). En revanche, le tourisme national se porte bien (+7%). La surprise est venue de la Russie dont le nombre de touristes s’inscrit en forte hausse (+50%) à plus de 11 800 personnes. Et pourtant la capacité litière augmente à Marrakech
De son côté, Marrakech, première destination touristique du royaume, termine l’année 2009 avec 1,56 million de touristes, soit quasiment les mêmes performances qu’en 2008.
La baisse s’observe du côté des nuitées : 5,4 millions (-2,5%). Le taux d’occupation est tombé, lui, sous la barre des 50%. Dans ce contexte et malgré la crise, la capacité litière de la ville ocre a augmenté de 5 000 lits en 2009 (40% de la hausse nationale) et l’objectif de porter la capacité totale de Marrakech à près de 65 000 lits en 2012 demeure. A Marrakech, l’événement aura été la réouverture après trois ans de la Mamounia, totalement relookée. « Nous avons de très belles perspectives en 2010 avec de nombreuses réservations sur les premiers mois de l’année », indique Denys Courtier, directeur exécutif du mythique hôtel de luxe. Pour le Maroc, l’année 2009, c’est aussi l’ouverture de Saïdia et de Mazagan, deux des stations balnéaires du plan Azur. C’est également l’arrivée surprise du repreneur égyptien Big Albatros pour réaliser la station « Plage Blanche » de Guelmin, en place de l’opérateur espagnol Fadesa. Les travaux doivent débuter en 2010. Le projet est estimé à 1,5 milliard de dirhams (environ 132 M€). Nouveau ministre marocain du Tourisme depuis janvier, Yassir Znagui se montre optimiste pour 2010, tablant sur une croissance de 10%. Cette année, les autorités devraient par ailleurs dévoiler la « Vision 2020 » avec des objectifs plus qualitatifs que quantitatifs. Lire aussi dans notre dossier : En chute en 2009, le tourisme méditerranéen foisonne de projets en 2010 La France touristique résiste bien à la crise Malte accuse une baisse de ses visiteurs L'Espagne cherche à inverser la tendance L'Italie face au défi du tourisme low cost Hausse modeste mais constante du tourisme algérien Etienne Pauchant : \"Il faut redonner son identité à la Méditerranée...\" Croatie : stabilité à terre, hausse en mer... En Egypte, le secteur du tourisme encaisse la crise mieux que prévu En Slovénie, le tourisme joue la double carte de la proximité et de l'environnement La Syrie tire son épingle du jeu Une année record pour le tourisme au Liban Avec Istanbul capitale européenne de la culture la Turquie attirera 30 millions de touristes en 2010 Tourisme durable en Méditerranée : il reste beaucoup à faire Le tourisme tunisien tente une montée en gamme Christelle Marot, à CASABLANCA
Mardi 26 Janvier 2010
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