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Le Maroc se retire de la zone tampon du Sahara occidental


Dimanche 26 février 2017, le Maroc évacue la zone tampon entre le poste frontalier de Guerguerat et la Mauritanie. Ce retrait, unilatéral, constitue un tournant dans le dossier du Sahara occidental. L'Onu craignait une escalade dans cette région où sa force armée surveille l'application du cessez-le-feu instauré en 1991.



Un militaire de la Minurso surveille le cessez-le-feu dans la zone tampon (photo : Martine Perret/Onu)
Un militaire de la Minurso surveille le cessez-le-feu dans la zone tampon (photo : Martine Perret/Onu)
MAROC. Dimanche 26 février 2017, le Maroc a évacué la zone tampon entre le poste frontalier de Guerguerat et la Mauritanie a indiqué un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération. Ce retrait, unilatéral, constitue un tournant dans le dossier du Sahara occidental.

Le gouvernement marocain répond ainsi favorablement à une déclaration de l'Onu, samedi 25 février 2017, concernant la situation grave dans cette zone. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, avait appelé le Maroc et le Front Polisario à "faire preuve de la plus grande retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter une escalade des tensions, par des actions d'acteurs militaires ou civils." 

Les forces armées marocaines et celles du Front Polisario se trouvent face à face, à moins de 120 mètres, sous la surveillance de la Minurso, la mission de l'Onu pour le référendum sur le Sahara occidental. Le secrétaire général des Nations Unies demandait le retrait, sans condition, des éléments armés dans cette zone tampon le plus tôt possible, "afin de créer un environnement propice à la reprise du dialogue dans le contexte du processus politique mené par l'Onu." Antonio Guterres insistait aussi sur le fait que "le trafic commercial ne devait pas être obstrué et qu'aucune mesure, qui pourrait changer le statu quo dans la bande tampon, ne devrait être prise." Le Front Polisario interdit désormais le passage en Mauritanie aux véhicules arborant le drapeau marocain ou des cartes du Maroc incluant le Sahara. Le Roi du Maroc s'en était plaint auprès d'Antonio Guterres, vendredi 25 février 2017.

Un no man's land très fréquenté

Instauré depuis 1991, alors que le conflit armé durait depuis 1987, le cessez-le-feu se trouvait en danger après de multiples altercations depuis plusieurs mois. Elles étaient causées par le franchissement le 14 août 2016, du mur de sable par quelques hommes du génie civil marocain, escortés par des gendarmes, venus pour goudronner une piste de quatre kilomètres située dans la zone tampon. Sous prétexte de mieux contrôler les activités de contrebande et les autres trafics. Un acte considéré par le Front Polisario comme une violation du cessez-le-feu et une incursion dans le Sahara occidental. Ceci l'avait conduit à projeter également, depuis décembre 2016, des patrouilles armées dans ce no man's land de six km².

Le mouvement indépendantiste, fer de lance de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) auto-proclamée et soutenue par l'Algérie, rappelait dimanche 26 février 2017 "qu'avant l'établissement du cessez-le-feu il n'y avait ni route, ni trafic commercial entre le mur d'occupation marocain et la frontière mauritanienne" et évoque leur existence comme une "violation du statut de territoire".

L'Onu considère le Sahara occidental comme un territoire non autonome, donc au statut encore non défini, alors qu'il est revendiqué unilatéralement par le Maroc et la RASD.

Lire aussi :La température monte au Sahara occidental




Lundi 27 Février 2017



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