Le Maroc s'engage dans une nouvelle vague de privatisationsUne dizaine d'entreprises devraient faire l'objet de privatisation, d'ouverture du capital ou de ventes partielles d'actions. Parmi elles, figurent Biopharma, la société des sels de Mohammedia, la Cotef ou encore Royal Air Maroc.
Le gouvernement marocain veut renforcer sa compagnie aérienne
MAROC. Un projet de loi concernant une dizaine d’entreprises privatisables, ou dont le capital est susceptible d’être ouvert, a été joint à la loi de finances pour 2009. Le gouvernement tablerait sur 3 milliards de dihrams de recettes de privatisation de cinq sociétés publiques, à savoir Biopharma, spécialisée dans les produits pharmaceutiques, biologiques et vétérinaires, détenue dans sa totalité par l'État, la Société des sels de Mohammedia, une société 100% étatique, Socoharbo (98,32%), la Briqueterie tuilerie nord-africaine (61,66%) et le Complexe de textiles de Fès (Cotef), détenu à 98,52% par l’État.
Par ailleurs, une nouvelle tranche du capital de la Banque centrale populaire pourrait être cédée. Le capital de Royal Air Maroc et de deux de ses filiales (Atlas Blue et Atlas Hospitality Morocco), de Al Omrane (opérateur étatique en matière de constructions de logements dont la cotation en bourse avait été évoquée il y a quelques mois), de la société des Autoroutes du Maroc (ADM), de Supratours (filiale de l’ONCF), de la Soread (audiovisuel), de LPEE (génie), du bureau d’études Conseil ingénierie et développement (CID) ou de la Société nationale des transports et de la logistique (ex-ONT) pourrait être également ouvert ou cédé. Doner des moyens à certaines entreprises
« Il faut donner les moyens à certaines de nos entreprises publiques de nouer des partenariats stratégiques, d'ouvrir leur capital, étant entendu que l'État restera majoritaire», a précisé le ministre des Finances, Salaheddine Mezouar. Pour ce dernier, «il faut avoir de l'ambition et donner des moyens à des acteurs comme la RAM ou ADM, cette dernière devant irriguer l'ensemble du pays d'autoroutes, et nouer des partenariats, tout en accélérant le rythme des réalisations».
Cette nouvelle vague de privatisation vise à attirer les capitaux étrangers dont ces entreprises ont besoin. Le gouvernement marocain souhaite ainsi consolider des acteurs qui opèrent dans des secteurs stratégiques face à la compétition internationale. Pour la RAM et ses deux filiales, il s’agit de renforcer le positionnement de la première compagnie aérienne du Maghreb - notamment sur le hub de Casablanca, et d'améliorer ses performances, notamment grâce à de nouveaux partenariats en Afrique. Aliette de Broqua
Lundi 3 Novembre 2008
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