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Le Maroc fragilisé par la crise de la zone euro

Alors que l’Europe s’enfonce dans le marasme, Euler Hermes Acmar, premier assureur crédit au Maroc, met en garde contre la contagion inévitable.


Euler Hermes, numéro un mondial de l'assurance crédit (DR)
Euler Hermes, numéro un mondial de l'assurance crédit (DR)
MAROC. Alors que l’Europe s’enfonce dans le marasme, avec une croissance estimée de 0,3% en 2012 dans la Zone Euro, Euler Hermes Acmar , premier assureur crédit au Maroc, met en garde contre la contagion inévitable de l’autre côté de la Méditerranée.

Le risque de défaillance des entreprises est en hausse : +19% en 2012 pour les pays méditerranéens et +12% pour la Zone Euro, bien supérieur à la moyenne mondiale (+3%).

Selon Euler Hermes, le Maroc qui destine 50% de ses exportations à l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne, sera nécessairement touché. Plus prudent que les organismes officiels, le groupe table sur une croissance de 3,5% au Maroc en 2012.

« Un niveau de croissance supportable quelque temps mais insuffisant pour créer de l’emploi et absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail », prévient Jean-Christophe Battle, directeur général d’Euler Hermes Acmar au Maroc.

Les difficultés budgétaires de l’Espagne et l’envolée du chômage, induisant un resserrement de la demande intérieure, vont peser sur la demande de biens de consommation courante, et notamment sur les biens textiles importés du Maroc.

Le secteur du BTP au Maroc avec une sinistralité en forte hausse, +160% à fin 2011, est également à surveiller. Le secteur reste tiré par les gros chantiers de l’État, notamment la construction de logements économiques, tandis que le moyen et haut standing sont à l’arrêt.

Le problème du financement de la Caisse de compensation reste entier, tandis qu’une détérioration de la situation en Iran et en Syrie fait craindre une envolée des cours du pétrole. Le Maroc importe la quasi-totalité de ses besoins pétroliers.

Reste que la situation du Maroc, avec un niveau de risque « faible », demeure préférable aux autres pays de la région. Égypte et la Libye présentent un niveau de risque « élevé ». L’Algérie, la Tunisie et la Turquie ont, elles, un risque de niveau « significatif ».

Euler classe en quatre catégories : faible, modéré, significatif et élevé.


Christelle Marot, à CASABLANCA


Jeudi 9 Février 2012



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