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Le pavé dans la mare... nostrum
La possibilité d’une île...par Willam AllaireLa Grèce file un mauvais coton. Criblé de dettes, le berceau de la démocratie est la proie des spéculateurs. Acculé, le nouveau gouvernement de Georges Papandréou vient de prescrire une méga cure d’austérité au pays. Gel des retraites, hausse de la TVA, coupes salariales pour les fonctionnaires... ce plan d’économies a évidemment été accueilli dans l’allégresse générale à Athènes dont les rues ont aussitôt été envahies de manifestants protestant contre ce régime de minceur. Dans les grandes capitales européennes, l’accueil fut plus chaleureux. Inquiètes de la menace sur la stabilité de l’euro, les chancelleries, Angela Merkel en tête, ont applaudi « l’effort impressionnant » (sic) des Hellènes. Effort d’autant plus impressionnant qu’il ne coûte pour l’instant absolument rien aux européens, plus prompts au soutien platonique qu'à la solidarité financière. C’est dans cette joyeuse atmosphère qu’un groupe de députés libéraux allemands a émis une idée saugrenue : ces bons samaritains proposent aux Grecs de vendre quelques-unes des îles de leur archipel. « On vous donne de l’argent, vous nous donnez Corfou ! », a résumé le tabloïd Bild, quotidien le plus lu en Allemagne. Cette proposition a aussitôt mis en émoi les promoteurs et autres opérateurs touristiques, alléchés par la perspective d’une saisie insulaire. D’autant qu’après la Grèce, d’autres pays européens se trouvent dans le collimateur des spéculateurs : le Portugal, l’Espagne et l’Italie. Avis aux amateurs : après Corfou, Ibiza pourrait bientôt rejoindre la liste des îles à vendre. Et après-demain, peut-être, selon l’ampleur du déficit, la Sicile... ou Lampedusa, îlot bien connu des naufragés de l’exil. Des naufragés qui cèderaient probablement volontiers leur place au soleil aux libéraux allemands...
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Le Maroc confiant pour le développement de sa filière aéronautiqueAvec 90 sociétés présentes, le secteur aéronautique marocain devrait connaitre une croissance de 5 à 10% en 2010.
MAROC. Le secteur aéronautique marocain devrait continuer à progresser en 2010. Les prévisions font état d'une croissance comprise entre 5 et 10%, et les perspectives à long terme restent bonnes, avec une croissance estimée à 5% sur les 20 prochaines années, selon Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industriels marocains opérant dans le secteur aéronautique et spatial (GIMAS).
« Nous estimons qu’à partir de 2012-2013, nous allons assister à une accélération du rythme des relocalisations de firmes étrangères au Maroc. (...) Le Maroc est une base perçue avec grand intérêt par nombre de PME », assure le président du Gimas, alors que s'est achevée, le 30 janvier 2010, la seconde édition du salon AeroExpo à Marrakech, qui a attiré 400 exposants et 40 000 visiteurs. Depuis huit ans, malgré la concurrence du Mexique et des pays d’Europe de l’Est, voire de la Tunisie, l’aéronautique au Maroc s’est fait une place. Jusqu'en 2008, il enregistrait une croissance de 20% en moyenne par an, retombée à 10% en 2009. Le secteur compte aujourd'hui 90 sociétés et 7 500 employés, génère 800 M€ de chiffre d’affaires à l’export et représente 300 M€ d’investissements sur les cinq dernières années. L'Institut des métiers de l'aéronautique en octobre 2010
L'aéronautique fait ainsi partie des secteurs industriels clés identifiés par les autorités marocaines, qui font valoir une fiscalité avantageuse, des aides à la formation, des aides à l’investissement et le statut de zone franche de l’aéropôle de Nouceur, près de Casablanca. C'est sur ce site que s'est principalement développée cette activité, autour des métiers de la maintenance, de la logistique, du câblage, de la mécanique, de la chaudronnerie, de l’assemblage, du traitement de surface, des composites et de la R&D.
Parmi les sociétés présentes : Safran (Labinal, Aircelle), EADS, Auvergne Aéronautique (Casablanca Aéronautique), Daher (DL Aerotechnologies), Matis Aerospace, Snecma. Par ailleurs, tout juste en construction, un Institut de formation dédié aux métiers de l’aéronautique (IMA) devrait ouvrir en octobre 2010. Le projet est estimé à 105 MMAD (environ 9,25 M€). Créé en partenariat avec l’Etat marocain, le Gimas et l’Union française des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), l'institut formera des opérateurs, des techniciens, des cadres intermédiaires pour le secteur aéronautique marocain qui, en 2010, devrait employer 11 000 personnes. Lundi 8 Février 2010
Christelle Marot, à CASABLANCA
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