Le Maroc confiant dans sa politique d’ouverture aux échangesAlors que le Maroc est déjà signataire de 55 accords de libre échange dans le monde, les autorités entendent poursuivre leur politique d’ouverture aux échanges extérieurs.
MAROC. Alors que le Maroc est déjà signataire de 55 accords de libre échange dans le monde, les autorités entendent poursuivre leur politique d’ouverture aux échanges extérieurs avec la Mauritanie, la Communauté des Etats d’Afrique centrale (Cemac), le Canada et plusieurs pays d’Amérique latine.
L’Afrique comptait pour seulement 4% des exportations marocaines en début de XXI siècle, elle en absorbe aujourd’hui près de 10%. En Asie et en Amérique, les débouchés se développent. Parallèlement, la destination Europe représente aujourd’hui 65% des exportations marocaines, contre 78% voici dix ans. Pour Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, « le Maroc commence à récolter les résultats de sa stratégie de promotion des exportations », appuyée par le démantèlement progressif des barrières tarifaires et non tarifaires, le développement des grands axes logistiques et les stratégies de développement sectoriel. « Nous constatons un début de diversification des exportations », s’est-il réjoui, invité à débattre au centre Links à Casablanca. En 2010, les exportations de biens et de services ont cru de 19%. Le taux de couverture est passé de 42,8 à 50%. « Le port de Tanger constitue la moitié de nos arguments pour attirer les entreprises au Maroc », a confié le ministre. En 2012, le Maroc et l’Europe aboliront leurs droits de douane respectifs pour les biens industriels. Signé en décembre dernier, l’accord de libre échange sur les produits agricoles avec l’UE est en cours d’approbation par les parlements. Il prévoit un démantèlement progressif pour les produits sensibles. Sur les services, les négociations se poursuivent. Reste qu’avec certains pays présentant des marchés similaires, l’avantage de l’ouverture se dilue. « L’accord de libre échange le plus sensible est celui passé avec la Turquie. Nous présentons beaucoup de caractéristiques semblables », reconnait Abdellatif Maâzouz. Avec la Tunisie, l’Egypte, la Jordanie, la Roumanie, la concurrence apparait également évidente. Christelle Marot, à CASABLANCA
Jeudi 14 Avril 2011
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