partager partager

Le Maroc bénéficie du plan européen pour la démocratie au sud de la Méditerranée


Discours du secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland en Assemblée le 23 janvier 2012 (coe)
Discours du secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland en Assemblée le 23 janvier 2012 (coe)
MAROC. Le Maroc devient le premier pays bénéficiaire du nouveau programme européen pour la démocratie doté d'une enveloppe de 4,8 M€. Un programme destiné à l'ensemble des pays du sud méditerranéen mis en place par le Conseil de l'Europe en accord avec l'Union européenne.

Le programme se déploie initialement au Maroc et en Tunisie puis à l'ensemble des pays de la région sur une période de trois ans. Au programme : aider lesdits pays à poursuivre leurs réformes démocratiques, leurs indépendances et l'efficacité de leurs pouvoirs judiciaires. Également, le plan prévoit de lutter contre la corruption et de promouvoir les droits de l'homme.

Dans son discours à Strasbourg du 23 janvier 2012, le Secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland, souligne les efforts de 2011 et énumère les nombreux défis auxquels fera face l'organisation en 2012. Selon ses déclarations, les réformes au sein du Conseil de l'Europe permettraient à l'organisation "plus souple et réactive" d'être capable "d'offrir l'assistance où et quand cela est nécessaire".

Évoquant, la priorité de la coopération bilatérale en place avec le Maroc et la Tunisie, celui-ci annonce que "des consultations ont commencé avec la Jordanie" et que les instruments du Conseil de l'Europe pourraient permettre de "renforcer la confiance entre Israël et la Palestine".

Le Secrétaire général note "la confiance grandissante quant à la capacité de l'organisation lui permettant de maintenir un budget à l'équilibre malgré les contraintes budgétaires et les graves coupures dans les dépenses publiques" au sein des États membres.

Une délégation de l'organisation se rendra à Rabat mi-février 2012 afin de "consulter les autorités marocaines en vue d'identifier des projets précis où son expertise pourra aider les réformes politiques, sociales et juridiques en cours au Maroc".


Astrid Jousset


Mardi 24 Janvier 2012



Lu 1144 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.