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Le Liban n'a toujours pas résolu sa crise des ordures




LIBAN. La crise des déchets libanais, ouverte le 17 juillet 2015 à la suite de la fermeture de la déchetterie de Naamé, au sud de Beyrouth, rebondit avec un appel à manifester le 13 mars 2016 et surtout une vidéo qui fait le tour du monde, ridiculisant la classe politique libanaise.
 
Le collectif « vous puez » (You stink) a mis en ligne un film tourné par un drone, montrant les décharges sauvages d'ordures qui gangrènent progressivement le Liban, envahissant les villes, les forêts et les côtes.
 
Les auteurs de cette vidéo nommée "Rise above Lebanon's political garbage" (survoler les ordures politiques libanaises), pastichent un spot publicitaire du ministère du Tourisme, « vol au dessus du Liban, pour montrer non pas les splendeurs du pays, mais « le résultat de l'incurie du gouvernement et de la corruption des hommes politiques ».
 
L'État libanais a payé 1,981 mds $ entre 1996 et 2013 pour le traitement de ses déchets, sans que le cahier des charges ne soit respecté par l'opérateur, la société Sukleen, dont le contrat a été mystérieusement renouvelé tous les six mois. Sukleen devait traiter 60% des déchets, mais dans la réalité, envoyait 94% de ces derniers directement en décharge. Sukleen appartient à des proches du clan Hariri, au pouvoir au moment de l'appel d'offres.


Une affaire de clans politiques

Depuis juillet 2015, la classe politique libanaise s'est montrée incapable de trouver une destination aux millions de tonnes d'ordures que produit le pays. La décharge de Beyrouth a fermé et le contrat de la société Sukleen est arrivé à terme sans qu'un successeur soit désigné, car les différents clans qui dirigent le pays veulent tous voir leurs « amis » remplacer Sukleen. Il faut dire que l'affaire s'avère intéressante avec un coût de ramassage de 160 $ (142€) la tonne contre 90 $ (80€) en Algérie, pourtant second pays le plus cher de la région.
 
Selon Rabih El-Chaër, directeur du collectif Sakker el Dekkéné (Ferme ta boutique), les conditions de l'appel d'offres proposé par l'actuel gouvernement écarteraient les spécialistes du secteur au profit d'acteurs proches de la classe politique.


Gérard Tur


Jeudi 10 Mars 2016



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