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Le FCE réclame la prééminence de l’entreprise privée algérienne


Le Forum des chefs d’entreprises (FCE privé) a organisé les 14 et 15 mars 2012 à l’hôtel El Aurassi d’Alger un symposium sur le thème « de l’urgence d’une nouvelle économie moins dépendante des hydrocarbures ». Les cinquante mesures pour « un nouveau Pacte de croissance économique », rendues publiques à cette occasion, visent à renforcer le secteur privé algérien et étranger ainsi que le soutien de l’Etat à son endroit.



Reda Hamani, président du FCE, lance 50 propositions (Photo AB)
Reda Hamani, président du FCE, lance 50 propositions (Photo AB)
ALGÉRIE. Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) considère qu’il est temps «de s’engager dans la mise en place d’une nouvelle économie moins dépendante de la rente-hydrocarbures et porteuse d’un nouveau pacte de croissance».

Les exportations d’hydrocarbures ont atteint 71,44 mrds $ (54,22 mrds €) en 2011. Cela représente plus de 39% du PIB qui s’élève, selon le FMI, à 183,4 mrds $ (139,20 mrds €). La part de l’industrie, qui était de plus de 20% à la fin des années 1970 et dans les premières années de la décennie 1980, est tombée à 5% en 2011. Le commerce, formel et informel, et les importations ont en revanche explosé.

Le pacte de croissance proposé par le FCE, qui regroupe les entreprises privées, permettrait, selon lui, de poursuivre l’actuel effort d’investissement pour atteindre un taux de croissance annuelle de l’ordre de 8 à 10% durant une décennie.

Le FCE demande aux pouvoirs publics de faire en sorte que l’entreprise privée soit «considérée comme le fer de lance » et le « moteur principal» de l’économie algérienne.

Cinquante mesures

Dans un document publié à l’occasion du symposium, le FCE propose 50 mesures économiques réparties en quatre rubriques : relance et soutien à l’investissement, réduction du champ de l’informel, amélioration du climat des affaires et mesures d’organisation économique et d’ordre institutionnel.

Le FCE propose notamment «l’ouverture plus large du champ aux investisseurs étrangers», l’abandon de la règle des 51/49% en matière d’Investissements directs étrangers (IDE) et le retour au « weekend universel ». De même revendique-t-il l’ouverture aux investisseurs privés nationaux de secteurs «qui leur sont aujourd’hui, dans les faits, fermés» : banques, audiovisuel, transport maritime et aérien, pétrochimie…

Il demande d’une façon générale le rétablissement d’une liberté totale d’investissement par la suppression des autorisations et autres agréments et réclame de nombreuses aides, directes et indirectes, de la part des pouvoirs publics.

Un contexte politique particulier

La rencontre organisée par le FCE et le document contenant ses cinquante propositions sont autant de critiques adressées, directement ou en creux, aux pouvoirs publics.

La lutte feutrée que se livrent les pouvoirs publics et l’organisation patronale depuis des années – lutte qui s’était quelque peu apaisée à la suite du retrait des entreprises publiques grosses contributrices au sein du FCE – semble repartir de plus belle à l’occasion de cette initiative. Après avoir fait profil bas, le FCE adopte une attitude résolument offensive.

Cela s’explique par le fait que la rencontre initiée par le FCE intervient dans une conjoncture marquée par la crise économique mondiale, des explosions populaires dans le monde arabe, une présence politique plus appuyée des grandes puissances dans la région et les élections législatives du 10 mai 2012 qui se dérouleront sur fond de malaise social persistant et de controverse sur la question de la fraude…

Dans ces conditions, les autorités sont placées sur la défensive. Comment réagiront-elles à la sortie du FCE? Par l’acquiescement, la polémique ou le silence? On ne devrait pas tarder à le savoir.


A. Belkessam, à ALGER


Vendredi 16 Mars 2012



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Commentaires

1.Posté par basdot le 20/03/2012 13:01
en gros ils se couchent... ils veulent vendre le pays a condition qu'ils s'enrichissent.

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