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Le CMI au rapport !

Le Centre pour l’Intégration en Méditerranée (CMI) a fait l’objet en juin dernier d’un audit conduit par un organisme indépendant. Durant deux mois, des experts de DFC ont examiné les programmes, les actions et la méthodologie employés par le CMI. Si les premiers résultats s’avèrent positifs, quelques pistes d’amélioration devraient permettre d’insuffler une nouvelle dynamique.


Le CMI au rapport !
Le cabinet catalan DLC a examiné la production du CMI depuis sa création, en octobre 2009, jusqu’à nos jours, puis a remis son rapport et émis une série de recommandations en septembre 2011 au terme de deux mois d’audit.

Dans le document, l’équipe d’évaluation salue tout d’abord la richesse du travail fourni en deux ans à peine par les experts du CMI et l’importance d’un tel organisme qui vient combler un vide en fédérant les acteurs institutionnels des deux rives de la Méditerranée. Au fil des mois, le CMI s’est adossé à des organismes prestigieux auprès desquels il a su nouer des partenariats étroits et développer une approche en réseau.
Les auditeurs ont également apprécié la neutralité de cet organisme et son caractère unique puisqu’il vient combler une lacune. Reste à présent à transformer cette unicité en avantage concurrentiel.

L’audit souligne également la réactivité des équipes du CMI lors des événements du printemps arabe.

Avec cinq clusters axés sur les problématiques des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (Compétence, Emploi et mobilité du travail, Économie de la connaissance et innovation, Développement urbain et spatial, Environnement et eau et Transport et logistique), le CMI s’est retrouvé presque naturellement sous les feux de la rampe.

Mieux cibler les actions

Suite au Sommet de Deauville (mai 2011) et à la réunion des ministres des Finances du G8 Partenariat de Deauville qui s’est tenue à Marseille (septembre 2011), le CMI a été chargé d’assurer la coordination d’un rapport analytique sur le Commerce et l’Investissement dans les 5 pays bénéficiaires du PD (Maroc, Tunisie, Libye, Égypte et Jordanie). Le rapport prévu pour début 2012 dressera un diagnostic et formulera un plan d’action articulé autour de recommandations à court et moyen termes en vue notamment d’aider à une meilleure intégration régionale.

Le rapport suggère au CMI de cibler son travail, ses moyens et ses réseaux en direction de la Rive-Sud et de rationaliser les programmes. Cela représente un véritable défi que devra relever le Centre dans les années futures.

Malgré sa jeunesse, le CMI a réussi à s’imposer. À présent, il va devoir faire évoluer ses pratiques pour mieux répondre aux demandes des pays Arabes.
Côté méthodologie, l’audit devrait contribuer à l’amélioration des procédures avec la mise en place prochaine d’un système d’évaluation, de suivi des programmes et la mise à jour des bases de données.


 


Mardi 29 Novembre 2011



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