Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

Le CES du Maroc aimerait traduire le développement durable en emplois


Les différents plans environnementaux et énergétiques au Maroc promettent environ 200 000 emplois à l'horizon 2025...mais il s'agit pour le Conseil Economique et Social d'optimiser les effets de ces initiatives en favorisant l'innovation locale, l'enseignement professionnel, et en trouvant le moyen d'impliquer les PME marocaines.



Chakib Benmoussa : comment optimiser les effets d'un plan de développement durable au niveau de l'emploi ? (photo MN)
Chakib Benmoussa : comment optimiser les effets d'un plan de développement durable au niveau de l'emploi ? (photo MN)

Réduire voire cesser les subventions à la consommation énergétique dans les pays du Moyen Orient et reporter ce budget sur l’amélioration de la qualité de vie des plus pauvres, c’est le leitmotiv de nombreux participants à la Conférence Ocemo, qui s’est close à Marseille ce 24 mai 2012. Une autre destination de ces ressources qui sont une invitation à polluer faite aux classes moyennes pourrait être le développement d’une politique favorable à l’économie verte que veut promouvoir Ocemo.
 
Un pays de la région, au moins, n’aura pas à régler ce préalable. Le Maroc, qui lui n’exporte pas d’hydrocarbures élabore une politique en faveur des énergies renouvelables, mais aussi qui vise à un environnement sain. « La Constitution marocaine reconnaît désormais le droit à un environnement sain » a rappelé le 23 mai 2012 Chakib Benmoussa, le président du Conseil Economique et Social du Maroc.
 
Le CESM, saisi par le gouvernement pour avis sur la Charte Nationale de l’Environnement en 2010, « a cherché comment le pays pourrait optimiser les effets de ce plan ambitieux sur le développement économique et l’emploi ».
 
« Jusqu’aujourd’hui le développement durable est perçu comme un effet de mode coûteux, qui se substitue à des problèmes urgents » a regretté M. Benmoussa. Selon lui, les programmes marocains « ont besoin de visibilité,  et d’un accompagnement, surtout pour que les choix technologiques ne mettent pas les PME marocaines hors circuit ».


200 000 emplois à concrétiser

les opportunités d'emploi dans l'éolien au Maroc iraient de 2 000 à 7 400 embauches d'ici 2025 selon le degré d'optimisme des scénarios (photo C. Garcia)
les opportunités d'emploi dans l'éolien au Maroc iraient de 2 000 à 7 400 embauches d'ici 2025 selon le degré d'optimisme des scénarios (photo C. Garcia)

Sur le papier en effet l’économie verte générerait près de 200 000 emplois d’ici 2025, dans les domaines des énergies renouvelables, du traitement de l’eau, des déchets, et même de la biomasse, balbutiante encore au Maroc.
 
Les documents soumis au CESM, pour le seul secteur de l’eau et de l’assainissement, parlent dans leur version la plus optimiste, de 127 000 emplois, dont 30 000 ingénieurs et techniciens. La collecte des déchets, en progression, générerait près de 11 000 emplois d’ici 2025. Le scénario le plus volontariste en matière d’efficacité énergétique prévoit aussi quasiment 42 000 emplois dont la moitié très qualifiés. Enfin, les plans éoliens et solaires qui chacun doivent installer 2000 MW à l’horizon 2020 au Maroc, ils devraient générer 20 000 emplois pour les scénarios les plus optimistes.
 
Sur le papier, tous les plans de l’État pourraient donc faire rêver les étudiants et les chômeurs marocains. Depuis 2005 le gouvernement a lancé initiative sur initiative en ce sens : Initiative Nationale de Développement Humain, puis Plan Émergence, Plan Maroc Vert, Stratégie Eau en 2009, Plans solaire et éolien en 2010, et Stratégie Nationale de Développement Durable. Les annonces se succèdent.
 
« 10 mds€ seront investis d’ici 2020, mais encore faut-il que les populations soient impliquées, et qu’on veille à la destination des gains économiques, qui doivent servir à développer le tissu industriel local » a soutenu Chakib Benmoussa.


Plan de formation et recours aux réseaux d'émigrés

Le développement du solaire sous toutes ses formes fournirait lui de 10 000 à 20 000 emplois à horizon 2025 (photo MN)
Le développement du solaire sous toutes ses formes fournirait lui de 10 000 à 20 000 emplois à horizon 2025 (photo MN)
Le Conseil Economique et Social envisage cette implication  par « des mesures incitatives dans l’autoproduction d’électricité à partir des énergies renouvelables ».
 
Dans cette optique le CESM a surtout recommandé un plan de formation et de R&D « pour une meilleure anticipation des besoins des filières des énergies renouvelables, avec en particulier l’émergence « de pôles régionaux de compétences, de recherche et d’innovation », afin de « renforcer le savoir-faire national », également dans la filière de l’efficacité énergétique, qui elle devrait toucher aussi les métiers du bâtiment.
 
Il s’agit de développer les compétences et les capacités d’innovation par un plan de formation, mais aussi en recourant à une particularité que le Maroc pourrait positiver : son importante diaspora, dont les membres travaillent souvent dans l’industrie, la recherche, la finance : trois secteurs essentiels pour réussir un bond vers l’économie verte.




Vendredi 25 Mai 2012



Lu 2468 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >

Jeudi 8 Décembre 2016 - 08:27 Matteo Renzi démissionne pour de bon cette fois

Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.















RÉflexions

Réflexion

Pendant ce temps, la guerre du pétrole ne faiblit pas...


avis d'expert

Par Guillaume Almeras, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil


 




Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA















Suivez econostrum.info en direct sur Facebook








  L'actualité économique
en Méditerranée, avec le soutien
de nos partenaires :
Anima       BEI
 
PlanBleu          avitem
 
Euromediterranee
Région PACA        EDF
 
AeroportMP            Femise