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Le Bernard Madoff libanais est accusé d'une escroquerie d'au moins 1,5 md$


L'homme d'affaires Salah Ezzedine avait promis à ses victimes des intérêts de 60% (photo DR)
L'homme d'affaires Salah Ezzedine avait promis à ses victimes des intérêts de 60% (photo DR)
LIBAN. Le pays des Cèdres a, semble-t-il, trouvé son Bernard Madoff, en la personne de Salah Ezzeddine.

Arrêté à la fin août 2009, il est accusé, pour l'instant, d'avoir escroqué au moins 1,5 md$ à ses clients. Cet homme d'affaires quinquagénaire, originaire du Sud du Liban, avait promis monts et merveilles à ses clients, leur laissant escompter des intérêts allant jusqu'à 60%.

La plupart de ses victimes, qui n'ont pas encore toutes été recensées, sont elles aussi originaires du Sud du Liban. D'autres sont de riches hommes d'affaires du Golfe.

Le scandale a vite pris de l'ampleur, car Salah Ezzedine, réputé proche du Hezbollah, a aussi escroqué de nombreux cadres du parti. Il était considéré par beaucoup comme un "protégé du parti de Dieu". Bien mal lui en a pris, puisque c'est l'un des députés hezbollahi qui a révélé l'affaire en portant plainte. Celui-ci aurait perdu 400 000 dollars.

Le montant total de l'escroquerie n'est pas encore connu.

Cette affaire du "Bernard Madoff libanais", comme l'a surnommé la presse locale, porte aussi atteinte à la réputation du Hezbollah, qui s'est forgé une réputation de parti non corrompu.


Jenny Saleh, à BEYROUTH


Mercredi 9 Septembre 2009



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