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Le BTP tunisien avide de développement en Libye avec l'aide de l'Italie


Le BTP tunisien veut se développer en Tunisie (photo F.Dubessy)
Le BTP tunisien veut se développer en Tunisie (photo F.Dubessy)

TUNISIE / LIBYE / ITALIE. Aujourd'hui, la Libye se positionne dans la région du Maghreb et du bassin méditerranéen comme un site à fortes potentialités d'investissements, plusieurs pays déjà présents sur ce marché avant la révolution, tentent d'y renforcer leur présence et la concurrence n'est que plus rude.

Le secteur BTP (Bâtiment et Travaux Publics) est l'un des secteurs qui se retrouve, après des mois de destruction et de troubles politiques et sociaux, au centre des priorités du gouvernement libyen. C'est en vue d'étudier et de cerner les opportunités de partenariats dans ce secteur qu'une rencontre tuniso-italienne a été, récemment, organisée à Tunis avec la participation de 70 entreprises italiennes et nombre d'intervenants tunisiens du secteur BTP.

Chokri Driss, président de la Fédération Tunisienne des Entrepreneurs de Bâtiment et de travaux Publics, a dressé, à cette occasion, un état des lieux du secteur rappelant que c'est un secteur qui offre de grandes potentialités de développement dans la mesure où certaines faiblesses seront dépassées. Il s'agit, entre autres, d'augmenter le taux d'encadrement des entreprises spécialisées dont le nombre s'élève à 2 000 et d'assurer une meilleure formation de la main d’œuvre.

Chokri Driss précise, par ailleurs, que nombre d'entreprises tunisiennes sont, déjà, présentes sur des marchés étrangers notamment sur celui libyen depuis la levée de l'embargo en 2005. Une trentaine d'entreprises tunisiennes opèrent, en effet, sur ce marché avec un chiffre d'affaires qui s'élève à 1,5 mrd €.


reconquérir le marché libyen, souci majeur des entreprises tunisiennes

Actuellement, le souci majeur de ces entreprises est de reconquérir ce marché où la concurrence est déjà rude et où les intervenants locaux n'acceptent plus de jouer le rôle de spectateurs et comptent être partie prenante dans les différents projets.

Pour relever ce défi, les entreprises tunisienne devraient, selon Chokri Driss, veiller à renforcer la qualité de leur main d’œuvre et établir des partenariats porteurs. Un partenariat gagnant-gagnant avec des entreprises italiennes serait, à son avis, un atout majeur pour bien se positionner sur ce marché.

Toutefois, souligne-t-il, il est important d'inscrire ce partenariat sur la durée et ne pas se contenter d'associations conjoncturelles.

À rappeler, enfin, que les entreprises BTP italiennes ont déjà marqué leur présence sur plusieurs marchés étrangers. En Italie, le secteur de la construction contribue à raison de 51,6% aux investissements fixes nationaux, à raison de 10 % dans le PIB et à raison de 28,4% dans l’emploi industriel.

Une enquête réalisée sur les principales entreprises italiennes a révélé une forte tendance vers l'internationalisation: En 2010, elles ont doublé la valeur des nouveaux contrats à l’étranger avec un montant qui dépasse les 7,4 mrds €. Les infrastructures complexes (chemins de fer, installations hydro-électriques, routes, ponts, métros, tunnels, gazoducs, barrages, réseaux et centrales électriques, travaux et ouvrages hydrauliques, aéroports, restauration des monuments, stations de dépuration des eaux usées, installations de traitement de déchets urbains, etc …) demeurent les domaines de prédilection de ces entreprises. Pour ce qui est de la Tunisie le secteur BTP emploie quelques 400 0000 personnes et participe à hauteur de 7% dans le PIB national.



Nadia Chahed, à TUNIS


Vendredi 17 Février 2012



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