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Le 6ème Forum mondial de l'eau veut être un "Forum des solutions"

Après les cinq premières éditions qui ont surtout permis de dresser le constat de la situation de l'eau dans le monde et de sensibiliser les acteurs politiques, le sixième Forum mondial de l'eau qui se tiendra en mars 2012 à Marseille veut privilégier la mise en place de solutions pour permettre l'accès de l'eau et de l'assainissement à tous.


Le coup d'envoi du 6ème Forum mondial de l'eau a été donné à Marseille le 3 juin (photo DR)
Le coup d'envoi du 6ème Forum mondial de l'eau a été donné à Marseille le 3 juin (photo DR)
FRANCE/ MONDE. En mars 2012, Marseille accueillera le 6ème Forum mondial de l’eau. Plus de 30.000 participants sont attendus à cet évènement dont le coup d’envoi a été donné ce 3 juin 2010 à Marseille. « Il s’agit d’une première étape de concertation qui durera environ cinq mois, à laquelle vont participer tous les acteurs politiques, civils etc…, afin de définir la nature et les thèmes de ce prochain Forum », précise Loïc Fauchon, président du Conseil mondial de l’eau qui organise le Forum.

La précédente édition, qui s’est tenue en mars 2009 à Istanbul, a permis d’aboutir à des recommandations et des engagements sur des sujets concrets comme les rapports entre l’eau, la nourriture et l’énergie. Elle a aussi pu aborder des thèmes plus politiques, comme la coopération entre les autorités locales et les Parlements en mettant en commun l’expérience des uns dans l’élaboration des plans d’action de l’eau et la volonté des autres d’élaborer des législations sur l’eau.

« Déjà plus d’un millier de maires dans le monde ont signé le Consensus d’Istanbul et des parlementaires préparent la création d’un parlement mondial de l’eau », souligne Loïc Fauchon.

L'eau sale première cause mondiale de mortalité

L'eau pour tous, un objectif mais quelles actions concrètes pour y parvenir ? (Photo MN)
L'eau pour tous, un objectif mais quelles actions concrètes pour y parvenir ? (Photo MN)
La France qui accueillera la sixième édition du Forum, veut cette fois en faire un « Forum des solutions ». « Il faut sortir des analyses, des rapports qui nous expliquent que 1,1 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau. Maintenant il faut dire quelles actions on va mener pour que ces personnes aient l’eau », insiste Loïc Fauchon.

Y parvenir passe par l’implication des différents acteurs – monde économique, société civile, ONG, élus, experts… - dès la phase préparatoire du Forum.

L’objectif c'est que la présentation et l’analyse des dispositifs adoptées un peu partout dans le monde permette de faire émerger un projet commun.  Celui-ci doit apporter des réponses concrètes pour que le droit à l’accès à l’eau et à l’assainissement devienne une réalité pour tous.

Le sujet est d'autant plus crucial que les changements climatiques vont faire peser de lourdes menaces sur la ressource, tout particulièrement dans le bassin méditerranéen et en Afrique. 

« L’eau sale est la première cause de mortalité dans le monde », rappelle Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, qui juge également fondamental d’extraire le problème de l’eau des rivalités internationales.

Le même bassin hydraulique pour plusieurs pays

 « Quelques 90% de la population mondiale vit dans des pays qui partagent la ressource en eau », relève la ministre. Plus de 250 bassins transfrontaliers ne font ainsi l’objet d’aucune coopération entre les différents Etats concernés.   

Ce devrait être un autre thème majeur du 6ème Forum mondial de l’eau même si le sujet est évoqué depuis longtemps et connaît quelques avancées. C’est le cas sur les bassins des fleuves Tigre et Euphrate à l’est de la Méditerranée avec la création d’une organisation commune il y a un an. « A l’occasion du 4ème Forum en 2006 au Mexique, nous avions réuni de manière informelle tous les pays concernés et aujourd’hui les choses évoluent », se réjouit Loïc Fauchon.

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pacte_istanbul_pour_l_eau___final.pdf Pacte_Istanbul_pour_l_Eau___final.pdf  (219.71 Ko)



Brigitte Challiol


Jeudi 3 Juin 2010



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