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LafargeHolcim reconnaît avoir financé des groupes armés en Syrie




L'usine Lafarge syrienne était tombé entre les mains de Daech en septembre 2014 (photo : Lafarge)
L'usine Lafarge syrienne était tombé entre les mains de Daech en septembre 2014 (photo : Lafarge)
SYRIE. Le groupe LafargeHolcim (90 000 salariés), désormais suisse depuis la fusion entre le Français Lafarge par Holcim, a mené une enquête interne après les accusations de plusieurs médias dont le Monde en juin 2016 concernant le financement par ses collaborateurs de groupes armés pour protéger sa cimenterie syrienne.

Par un communiqué publié jeudi 2 mars 2017, LafargeHolcim a reconnu "des transactions avec certains groupes armés et avec des tiers visés par des sanctions, courant 2013 et jusqu'à l'évacuation de l'usine en septembre 2014".

Le rapport précise que "la détérioration de la situation politique en Syrie a entraîné des défis très difficiles quant à la sécurité, les activités de l'usine et les employés. Cela incluait des menaces pour la sécurité des collaborateurs ainsi que des perturbations dans les approvisionnements nécessaires pour faire fonctionner l'usine et distribuer ses produits".
Mais ne dédouane pas ses salariés des actes incriminés. "L'enquête montre que la filiale locale a remis des fonds à des tierces parties afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de ces groupes armés, dont des tiers visés par des sanctions, en vue de maintenir l'activité et d'assurer un passage sûr des employés et des approvisionnements vers et depuis l'usine. L'enquête n'a pas pu établir avec certitude quels étaient les destinataires ultimes des fonds au-delà des tierces parties concernées", poursuit le texte.

Lafarge-Holcim juge "inacceptables" ces mesures prises et parle de d'"erreurs de jugement significatives en contradiction avec le code de conduite alors en vigueur".

Ces activités représentaient moins de 1% du chiffre d'affaires du groupe à cette époque.

Après un investissement de 680 M$, Lafarge disposait d'une cimenterie en Syrie à Jalabiya (nord-est du pays) depuis mai 2010. Au début de la guerre civile, différentes factions ont contrôlé ou cherché à prendre le contrôle des zones autour de l'usine. Le groupe avait décidé d'abandonner la cimenterie en septembre 2014 et elle avait été occupée par l'Etat islamique. Le groupe n'a toujours pas repris ses activités en Syrie.




Jeudi 2 Mars 2017



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