La sous-traitance industrielle comme opportunité pour les PME algériennesLa chute des recettes financières tirées des exportations d’hydrocarbures risque d’hypothéquer la capacité du pays à importer. Le développement de la sous-traitance s’impose.
ALGERIE. Le nombre de sous-traitants algériens dans le secteur de la mécanique est passé de 10 en 1980 à plus de 544 en 2008, dont plus de 300 dans la production et 200 dans les services.
Nombre d’opérateurs économiques publics et privés constatent cependant que la sous-traitance locale se développe insuffisamment, alors même qu'il serait possible de fabriquer localement 40 à 50% des pièces détachées actuellement importées. A l'occasion d'un forum organisé par le journal gouvernemental El Moudjahid, mardi 17 mars 2009, ils appellent les PME à faire preuve de dynamisme et d’agressivité sur les marchés extérieurs afin de mettre en évidence les avantages comparatifs du marché algérien. Conscients qu’il revient aux grandes entreprises locales de créer autour d’elles un tissu de sous-traitants, ils réclament la mise en œuvre d’une stratégie de partenariat qui s’insère dans la stratégie des grands groupes internationaux, à l’instar de ce qu’ont réalisé les Chinois et les Iraniens. L’externalisation, une solution pour les grandes entreprises et une bouffée d’oxygène pour les PME
Concernant l’ensemble des secteurs d’activité, la sous-traitance permet aux grandes entreprises de se concentrer sur leur métier de base. La tendance est incontestablement à l’externalisation.
Dans l’industrie mécanique, 60 à 70% des plans de charges relèvent désormais de la sous-traitance. Mais en dépit de cela, en Algérie, elle est confrontée à nombre d’obstacles tels que l’insuffisante maîtrise technologique, la question du foncier industriel,celle du crédit bancaire à la production, de la préférence à l’importation au détriment de la production locale… L’Etat algérien est interpellé par les opérateurs économiques, qui rappellent que le gouvernement américain fait obligation aux entreprises locales donneuses d’ordres de réserver 20% de leur plan de charge aux entreprises américaines. L’exemple de la Tunisie, qui a acquis seize Airbus en échange de la fabrication de pièces chez elle, illustre également ce volontarisme qu’appellent de leurs vœux ces chefs d’entreprises. Amal Belkessam, à ALGER
Jeudi 19 Mars 2009
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