La restructuration de BP Solar France sans impact sur ses marchés d'Afrique du Nord ?
Apex BP Solar est présente en Métropole française, à La Réunion et dans les Antilles françaises (photo BP Solar)
FRANCE / MEDITERRANEE. Un comité d’entreprise d'Apex BP Solar doit décider ce 23 février 2010 du devenir de la société, spécialisée dans la vente de systèmes solaires photovoltaïques fabriqués par ses soins à St-Mathieu de Tréviers, près de Montpellier, dans le sud de la France. 65% des emplois de ce site, soit une cinquantaine de personnes seraient affectées par la nouvelle politique de BP Solar. Cette filiale du groupe pétrolier britannique a décidé en effet de changer radicalement la politique de sa filiale française. Celle-ci travaillait pour l’intégration de systèmes photovoltaïques dans l’industrie et les maisons individuelles. Mais visant le marché de la création-exploitation de fermes photovoltaïques, BP Solar renoncerait à cette politique. Malgré un CA évoluant autour de 60 M€, en croissance, la société ne parvient pas à dégager de bénéfices. Toutefois, le plan social qui doit découler des décisions de BP Solar n’affecterait pas les marchés d’Apex BP Solar en Afrique du Nord, selon le directeur des exportations, Michel Mansard. Systèmes de surveillances d'oléoducs et de frontières Apex BP Solar travaille en effet au Maroc, en Algérie, Tunisie, Libye et Egypte, parfois sur des marchés sensibles confinant à la défense nationale. « Nous veillons donc à toujours assurer nos missions à l’étranger » souligne t’on au siège de la société. Apex BP Solar conçoit et livre avec Thalès au Maroc un système de surveillance de sa frontière avec l’Algérie, que finance en pratique l’Union Européenne. La société construit aussi des systèmes électriques pour sites isolés et travaille pour Maroc Télécom via une société locale, Shiele. Le CA de la société au Maroc avoisine 4 M€ et certains contrats y ont été passés pour dix ans. En Algérie et en Libye, un marché émergeant pour elle, Apex BP Solar travaille essentiellement dans l’industrie pétrolière et gazière, assurant par des systèmes photovoltaïques l’électrification de sites isolés, et surtout des systèmes de protection de la corrosion d’oléoducs utilisant des technologies photovoltaïques. Le CA Algérie a été de 2 M€ en 2009. Espérances de marché dans les télécoms egyptiens et tunisiens En Egypte, outre une mission d’électrification à Guizeh menée avec Egyptian Solar Energy Cie, Apex BP Solar joue un rôle d’intégrateur dans les télécoms pour AEET Egypt. Idem en Tunisie, où la société espérait, avant le repositionnement de sa maison mère, entrer sur le marché très concurrentiel localement de l’alimentation électrique des infrastructure des opérateurs télécoms locaux. Le devenir de la filiale française de BP Solar (siège San Francisco, USA) étant désormais incertain, c’est ce dernier qui prendrait en charge le SAV des contrats, en cas de licenciements massifs et de changement radical de positionnement marché. Michel Neumuller
Mardi 23 Février 2010
Lu 2674 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







