Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

La paix en Israël alimente les discussions de l'Onu


A l'Assemblée générale de l'Onu, Barack Obama et Abdel Fattah al-Sisi se prononcent fermement en faveur d'une paix israélo-palestinienne rapide. Mahmoud Abbas souhaite que 2017 soit l'année de la fin de l'occupation par Israël de la Palestine. Benjamin Netanyahu l'invite à s'exprimer devant la Knesset.



L'Onu se penche sur une paix possible dans le conflit entre Israëlien et Palestiniens (photo : Onu/Mark Garten)
L'Onu se penche sur une paix possible dans le conflit entre Israëlien et Palestiniens (photo : Onu/Mark Garten)
ISRAËL. "Israël doit vivre en paix avec ses voisins et une patrie palestinienne." Barack Obama veut trouver un moyen de parvenir à la paix avant la fin de son mandat et l'a dit à Benjamin Netanyahu lors d'une rencontre, jeudi 22 septembre 2016, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu. Donc avant janvier 2017 !
Une gageure alors que le président américain et le premier ministre israélien continuent à avoir des désaccords. Notamment sur la construction de logements dans certaines implantations juives de Cisjordanie. Un mitage du territoire qui va à contre-courant de la solution à deux Etats. Mais, l'aide militaire de 38 mrds$ accordée à Israël par les Etats-Unis masque au moins les apparences et la bonne humeur était au rendez-vous. "Notre alliance a progressé décennie après décennie" soulignait même Benjamin Netanyahu.

Le premier ministre israélien interviendra, jeudi 22 septembre 2016 au lendemain de la journée internationale de la paix, à la tribune des Nations Unies à New York. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui l'a précédé au pupitre, affirme "nous avons une réelle opportunité d'écrire une page brillante dans l'histoire de notre région et de nous diriger vers la paix." L'Egypte a été le premier pays arabe à faire la paix avec Israël en 1979 (accords de Camp David). Le Caire se démène pour relancer les négociations de paix israélo-palestinienne en panne depuis l'avortement de l'initiative lancée en avril 2014 par Washington. "Le but étant de parvenir à une paix juste et durable fondée sur la solution des deux États. La main de la paix qui a pris la forme de l’Initiative de paix est toujours tendue" ajoute le président égyptien.

"2017, année de la fin de l'occupation israélienne"

Après toutes ces déclarations, deux discours restaient très attendus à New York. Ceux de Mahmoud Abbas, présenté comme le président de l'Etat de Palestine sur le site de l'Onu, et de Benjamin Netanyahu.

Mahmoud Abbas a débuté son allocution en indiquant qu'il "aurait préféré ne pas prononcer ce discours, espérant que la cause de (son) peuple aurait déjà été résolu." Il l'a conclu par un "j'espère que je n'aurais pas à prononcer ce même discours l'an prochain."

Selon le président de l'Autorité palestinienne, "Israël doit cesser toutes ses activités d'oppression des Palestiniens, sa colonisation et ses agressions contre l'Esplanade des Mosquée. Toutes ces politiques et pratiques empêchent la paix dans notre région. Les accords d'Oslo de 1993 devaient mettre fin à l'occupation et mener à l'instauration d'un Etat dans délai de cinq ans. Israël ne respecte pas les accords signés et continue de construire des colonies de peuplement illégales et empêche la solution à deux Etats. Est-ce qu'Israël souhaite un seul Etat ?"

Mahmoud Abbas parle de "discrimination raciale quotidienne et favorable aux colons israéliens qui vivent sur nos territoires occupés.
Les politiques de mépris menées par Israël expliquent l'échec des négociations internationales.
"

La Palestine tend la main à la paix

"En 1993, nous avons reconnu l'existence de l'Etat d'Israël et ceci reste valable aujourd'hui. Israël doit à son tour reconnaitre l'Etat palestinien afin que les deux Etats vivent dans la paix et dans la sécurité en tant que voisins et avec des frontières reconnues.
Une réconciliation historique entre les peuples Israéliens et palestiniens est possible. Il faut jeter des passerelles plutôt que de bâtir des murs
" indique le représentant palestinien.

Et de rappeler : "cent ans se sont écoulés depuis la déclaration de Balfour, depuis que la Grande-Bretagne a donné les terres palestiniennes à un autre peuple. Nous lançons un appel à la Grande-Bretagne pour qu'elle tire les enseignements et en tire les conséquences, y compris des excuses au peuple palestinien, et agir pour remédier aux conséquences de cette catastrophe historique."

"Nous poursuivons nos efforts véritables et francs pour assurer la paix. Nous tendons la main à ceux qui veulent instaurer la paix" insiste Mahmoud Abbas. Il lance à New York un "appel aux pays qui ont plaidé pour la défense des droits de notre peuple et pour que justice lui soit rendu. Tout le monde parle de la solution à deux Etats. Et ces deux Etats doivent être reconnus par eux. "

"Je vous invite à déclarer l'année 2017, année de la fin de l'occupation par Israël de notre terre et de notre peuple. Cinquante ans après le début de cette occupation" lance-t-il aux participants.

"La route vers la paix passe par Jérusalem et Ramallah, pas par New York"

"Israël a devant lui un avenir brillant aux Nations Unies" déclare Benjamin Netanyahu lors de son intervention officielle. Ajoutant, "cette année, l'Onu a voté vingt résolutions contre l'Etat démocratique d'Israël et trois contre les autres pays de la planète...Tout va changer ici et bien plus tôt que vous ne le pensez... Les dirigeants du monde se rendent de plus en plus compte qu'Israël est un pays puissant... Les gouvernements changent d'attitude vis-à-vis de nous... La guerre contre Israël aux Nations Unies est terminée ! "

Pour le premier ministre israélien, "Nous ne nous laisserons pas dicter notre politique de sécurité par les Nations Unies. La route vers la paix passe par Jérusalem et Ramallah, pas par New York."

Notant le "refus persistant de la Palestine de reconnaître l'Etat juif", Benjamin Netanyahu indique que "si les Palestiniens avaient dit oui à un Etat juif en 1947, il n'y aurait pas eu de guerre, pas de réfugiés, pas de conflit. S'ils disent oui aujourd'hui, tout sera terminé."

"Je suis prêt à négocier sur le statut final mais je ne négocierais jamais sur notre droit à un Etat juif  " indique-t-il.  

"Je demande à monsieur Abbas s'il veut continuer d'alimenter la haine comme il l'a fait aujourd'hui ou faire face à la haine et travailler à mes côtés pour rétablir la paix entre nos peuples ?" lance Benjamin Netanyahu. "Je suis prêt à entamer des négociations pour la paix aujourd'hui. Pas demain, pas la semaine prochaine,  aujourd'hui !"

Le premier ministre israélien invite Mahmoud Abbas à s'exprimer face aux Israéliens à la Knesset et se propose d'aller parler aux Palestinien au Parlement de Ramallah.




Jeudi 22 Septembre 2016



Lu 918 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >

Mardi 6 Décembre 2016 - 09:06 L'Etat islamique ne règne plus sur Syrte


Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

A lire avant de commenter !
Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Econostrum.info.
Pour assurer des échanges de qualité, un maître-mot : le respect. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.
Il n'est pas permis de choisir comme nom d'utilisateur le nom d'une autre personne physique ou morale (entreprise, institution, etc.).
Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, reproduisant des échanges privés, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos…).
Econostrum.info se réserve le droit d'éliminer tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier, contenant des invectives et des propos agressifs visant des personnes, notamment les autres commentateurs.
Une trop mauvaise qualité d’écriture (multiplication des fautes de frappe, absence totale de ponctuation, langage SMS, etc.) peut entraîner la non-publication des messages.
Les décisions des modérateurs ne peuvent être contestées. L’auteur de la contribution est responsable de son contenu. La fiabilité de l’utilisateur, son identité et sa moralité ne peuvent être garantis par Econostrum.info. Econostrum.info ne pourra en aucun cas en être tenu responsable.
Si vous désirez signaler un contenu illicite ou abusif, merci de le faire à l'adresse suivante : redaction@econostrum.info.

Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.















RÉflexions

Réflexion

Pendant ce temps, la guerre du pétrole ne faiblit pas...


avis d'expert

Par Guillaume Almeras, consultant indépendant, associé au groupe d'analyse de JFC Conseil


 




Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA















Suivez econostrum.info en direct sur Facebook








  L'actualité économique
en Méditerranée, avec le soutien
de nos partenaires :
Anima       BEI
 
PlanBleu          avitem
 
Euromediterranee
Région PACA        EDF
 
AeroportMP            Femise