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La ligne à grande vitesse Tours Bordeaux va devenir la plus grande concession d'Europe


La nouvelle LGV mettra Bordeaux à 2h05 de Paris (photo RFF)
La nouvelle LGV mettra Bordeaux à 2h05 de Paris (photo RFF)
FRANCE. Réseau Ferré de France (RFF) et Vinci signent la plus grande concession de LGV d'Europe pour la future ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux baptisée Sud-Europe Atlantique (SEA). 

D'une durée de cinquante ans, le contrat comprenant le financement, la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance de la LGV SEA Tours-Bordeaux est paraphé par RFF et Lisea (société concessionnaire pilotée par Vinci). 

L'investissement nécessaire à cette liaison, levé en PPP (partenariat public privé), s'élève à 7,8 mrds€ pour un montant de travaux de 6,2 mrds€ (4 500 emplois pendant le chantier et 150 emplois permanents ensuite). Il s'agit d'un des plus importants projets d'infrastructure lancé dans le monde au cours de la dernière décennie. Les travaux démarreront au premier semestre 2012.

La LGV SEA Tours-Bordeaux s'étendra sur 302 km avec 38 km de raccordements vers le réseau ferré classique. Elle sera opérationnelle dans six ans et mettra Bordeaux à 2h05 de Paris. 

C'est le premier prêt de cette envergure accordé en France par la Banque européenne d'investissement (BEI), qui offre la plus grosse participation individuelle au financement du projet pour un montant total de 1,2 mrd€.

La LGV SEA est le premier projet français à bénéficier de l’instrument LGTT (Loan Guarantee Instrument for Trans-European Transport Network Projects) pour un montant de 200 M€. Le LGTT est un Instrument de garantie de prêt pour les projets relevant du réseau transeuropéen de transport : il constitue une réserve financière pour la société concessionnaire en cas de matérialisation d’un risque de construction ou d’un risque de trafic pendant la phase de mise en service de l’infrastructure.

La LGV SEA reliera Tours à Bordeaux (carte RFF)
La LGV SEA reliera Tours à Bordeaux (carte RFF)


Frédéric Dubessy


Vendredi 17 Juin 2011



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Commentaires

1.Posté par marre depayer le 18/06/2011 17:21
2h05 pour faire 580km, cela signifierait une moyenne de 290km/h. Cela voudrait dire que le train roule à 320 sans s'arrêter nulle part (vous avez déjà pris l'autoroute. Même si la vitesse est autorisée à 130km/h, vous ne réalisez jamais cette moyenne. Ne fût-ce qu'à cause des péages.) Un train qui ne s'arrête dans aucune gare est-il rentable ? Avec quoi le remplira-t-on s'il ne s'arrête pas ? Donc il faut qu'il s'arrête, donc il faut qu'il perde un peu de temps (7 minutes par arrêt + le temps de décélération + le temps d'accélération, il faut 35 km pour atteindre la vitesse de 320 km/h donc ...), donc pour 7,8 milliard d'euros, on ne va pas gagner beaucoup de temps ... RFF sera obligé de faire rouler 1 train/j qui ne s'arrêtera nulle part puisqu'il a vendu son projet sur ce critère. Mais à quelle heure sera-t-il ? Pas à une heure de grande affluence.
7,8 milliards pour soi-disant gagner 55 minutes ! Faites le calcul et dites-vous que la majorité des trains passant sur cette LGV ne gagneront sans doute qu'1/2 heure, vous constaterez combien cela fait cher de la minute ! Alors à quel prix le billet ? Seront-ce les travailleurs résidant à Bordeaux et travaillant à Paris qui pourront se permettre cette dépense tous les jours ? Et si c'est pour partir en vacances, est-on vraiment à 1/2 heure près ??
Et en attendant, quid pour ceux qui habitent sur le tracé et pour lesquels rien n'est fait pour leur garantir un relogement dans les mêmes conditions ... Sacrifiés sur l'autel du soi-disant progrès ... J'ai une pensée pour eux.
Par contre, les administrateurs de Vinci doivent se frotter les mains ! qu'est-ce que cela va leur rapporter comme pognon ! pour seulement 4500 emplois pendant 3 ans ! alors qu'ils avaient promis 60 000 ! Et seulement 150 emplois par la suite !!! Tout cela m'écoeure ...
Et la différence entre le montant total et celui des travaux ? cela correspond à quoi ?? Et le prêt, qui va le rembourser ??

2.Posté par ts le 20/06/2011 10:09
La liaison Marseille - Nice, comme partie de l'axe Européen Gênes - Barcelone présente un intérêt d'aménagement du territoire bien supérieur, des gains de temps bien supérieur, et un intérêt de développement des TER par la mise à disposition de créneaux.

Bref, le décisions ne se prennent pas sur l'intérêt réel des projets mais sur la capacité des politiques régionaux à présenter une demande unie et claire. La région PACA a encore beaucoup à apprendre en ce domaine.

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