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La grogne monte chez les journalistes de la télévision publique marocaine




Manifestation du 20 mars à Casablanca (photo Christelle Marot)
Manifestation du 20 mars à Casablanca (photo Christelle Marot)
MAROC. L’intersyndicale des chaines publiques 2M et RTM rencontre lundi 28 mars 2011 le président du pôle audiovisuel public, Fayçal Laraïchi, pour entamer des négociations.

« Nous demandons des réformes profondes pour un pôle audiovisuel public démocratique, populaire et diversifié », indique Abderrahim Tafnaout, journaliste à 2M et syndicaliste. « Nous demandons aussi que les responsables rendent des comptes ».

Il y a trois jours, vendredi 25 mars 2011, des centaines de journalistes ont protesté devant les sièges des deux télévisions publiques 2M à Casablanca et RTM à Rabat.

A Casablanca, les journalistes manifestants n’ont pas hésité à brandir des pancartes « Samira dégage », exigeant le départ de Samira Sitaïl, directrice adjointe de 2M et responsable des informations, considérée comme proche du Palais.

« Le Mouvement du 20 février et les manifestations ont été traités de façon très sécuritaire par 2M. La chaine sous-estime sciemment ce qu’il se passe, explique Abderrahim Tafnaout. D’où une grande colère d’une partie de la population marocaine qui était présente sur place ».

Durant les manifestations du 20 février et celles qui ont suivi, certains journalistes de 2M ont été pris à partie par les manifestants. Aux premières heures des rassemblements à Rabat le 20 février 2011, la chaine publique annonçait quelques centaines de manifestants seulement, alors qu’ils étaient plusieurs milliers à battre le pavé.

Dans la foule, on pouvait lire des pancartes " Al Jazeera  ", traduisant la défiance de la population à l’encontre des médias officiels marocains.

« Les responsables n’ont pas été capables de prendre la mesure de ce qu’il se passe, de ce que le Mouvement du 20 février exprime comme ras le bol, à l’encontre du despotisme, de la corruption, de la mauvaise gouvernance », souligne Abderrahim Tafnaout.


Christelle Marot, à CASABLANCA


Lundi 28 Mars 2011



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