La grève générale en Israël contre la précarité dans le service public a pris fin
Employé municipal de nettoyage. Photo (DR)
ISRAËL. La grève générale, organisée à l'initiative du syndicat de travailleurs de la Histadrout, visait à dénoncer le recours systématique à des employés intérimaires par le service public : 250 000 travailleurs précaires avec des salaires en moyenne 30 % inférieurs à ceux des titulaires, licenciables sans préavis.
Les principaux points de l’accord qui a été finalement signé dimanche 12 février 2012, par le Trésor Public, les syndicats et le patronat sont : - le salaire minimum des salariés des secteurs de l’entretien et de la surveillance est augmenté de 10% et passera à 4 500 shekels par mois (900 €). - les salariés intérimaires auront droit aux mêmes avantages sociaux que les autres salariés. - les salariés s’engagent à ne pas faire de grève pendant les trois années à venir. - la titularisation des salariés intérimaires sur leur lieu de travail devra être considérée après neuf mois de travail sur le même poste. Selon un communiqué de la Histadrout, «l'accord permettra à des milliers d’intérimaires d'être titularisés ». Le quotidien Haaretz a cependant remis en question ce chiffre :«Sur les centaines de milliers de travailleurs intérimaires en Israël, seulement 800 environ seront titularisés, la plupart dans le service de santé. Les agents de nettoyage et les gardes de sécurité ne seront pas titularisés.» D’après l’association des Industriels israéliens, cette grève a coûté 1,7 milliard de shekels (344 millions d’€) à l’économie israélienne. Hélène Machline à JÉRUSALEM
Lundi 13 Février 2012
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