La diversification des IDE encore balbutiante au MaghrebAu séminaire organisé par l’IFRI le 14 juin 2010 à Paris sur « Le Maghreb dans l’économie mondiale : défis et opportunités » les experts se sont montrés réservés sur la qualité comme la diversité des investissements directs étrangers dans la région.
MAGHREB. La soif des pays du Maghreb pour les investissements directs étrangers (IDE), présentée souvent comme un objectif principal à atteindre et une solution pour la création d’emplois, n’est pas prêt d’être étanchée. « Les IDE restent faibles et volatiles » selon Mouhoud El-Mouhoub, professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine et « leurs effets à long terme limités ». Industrie textile, centres d’appel et même hydrocarbures ne sont pas des secteurs suffisamment solides en terme d’investissements durables.
« La question essentielle est comment attirer les IDE dans les services » poursuit Mouhoud El-Mouhoud. Une évolution dans ce sens ne peut être attendue que de l’Europe, partenaire dominant de la rive Sud de la Méditerranée, probablement pour longtemps encore. Car malgré leur hausse spectaculaire ces dernières années, les investissements de la Chine, de l’Inde et des pays du Golfe au Maghreb restent marginaux par rapport à ceux de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis. Ils comptent à peine pour 10% des 8,5 mds d’IDE vers le Maghreb en 2009. Peu d'IDE chinois en Afrique
En effet, rappelle Françoise Nicolas, directrice du Centre Asie à l'IFRI, seulement 3,8% des IDE chinois dans le monde se font en Afrique, pour un montant de 4,5 mds$ dont 8,8% pour l’Algérie, 2,9% pour l’Egypte et 0,7% seulement vers le Maroc. Quant aux IDE indiens, là aussi, seulement 12% se font en Afrique (3,4 mds$). Quelque 1% de cette proportion se fait au profit du Maroc, après la Libye (3%).
Comme partout ailleurs, les Chinois investissent essentiellement dans les hydrocarbures en Algérie et en Libye, puis dans les infrastructures tandis que l’Inde privilégie la pharmacie, la cosmétique et les logiciels. Quant aux pays du Golfe, leurs IDE sont déjà en retrait depuis 2009 et les annonces de montants substantiels n’ont pas nécessairement été suivies de réalisations. En outre, plusieurs intervenants au séminaire de l’IFRI ont souligné que la capacité des pays du Maghreb à attirer et absorber les investissements étrangers reste conditionnée à des réformes structurelles. Hala Kodmani, à PARIS
Mardi 15 Juin 2010
Lu 2247 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||




Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







