La croissance du haut débit par satellite en Afrique du nord relativisée par un manque d'infrastructure
Couverture totale des réseaux DSL, fin 2009. Source: IDATE
AFRIQUE DU NORD. L’IDATE a publié, jeudi 1er septembre 2011, la 4e édition de son étude « Le très haut débit par satellite » qui analyse le déploiement en Europe et en Afrique du nord du satellite dans la course au très haut débit.
L’IDATE, centres d’études et de conseil en Europe, accompagne les décisions stratégiques de ses clients sur les secteurs télécoms, Internet, médias. L'étude souligne que le marché haut débit par satellite devrait enregistrer une croissance annuelle de 34 % à l’horizon 2015. Le marché du haut débit par satellite en Europe et Afrique du nord pourrait atteindre près de 250 M€ à l’horizon 2015. Cependant en Afrique du nord les bases d'abonnés étant initialement quasi nulles, la croissance mérite d'être relativisée. En effet, selon Maxime Baudry, chef de projet de l'étude, « l’Afrique du nord reste caractérisée par un manque cruel d'infrastructures fixes et semble de plus en plus recourir à une logique de substitution par les infrastructures mobiles de type 2.75G/3G. Fin 2009, seules l'Egypte, la Tunisie, et la Libye ont un taux de couverture qui dépasse la moitié de la population, tandis que le Maroc (23%) est le pays dont la population est la moins bien desservie par des réseaux filaires. Dans ce contexte, le satellite a un rôle essentiel à jouer pour réduire la fracture numérique sur cette zone. » Maxime Baudry et son équipe estiment que le nombre global d'abonnés haut débit par satellite sur la zone Europe et Afrique du nord devrait croître au rythme annualisé de 34 % pour atteindre un total de 800 000 abonnés en 2015 contre près de 123 000 fin 2010. L'Afrique du nord peut donc espérer enregistrer une hausse du nombre de satellites grâce à une augmentation du nombre de ses abonnés. Astrid Jousset
Lundi 5 Septembre 2011
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