Econostrum | Toute l'actualité économique en Méditerranée

            partager partager

La canicule modifie les habitudes de consommation des Français


La canicule modifie la consommation des Français. Les produits frais connaissent un pic de consommation et les factures d'électricité s'envolent. Climpact-Metnext parle même d'économie "méteo-sensible".



La canicule va frapper la France du 29 juin au 5 juillet 2015. (Photo Amandine Place)
La canicule va frapper la France du 29 juin au 5 juillet 2015. (Photo Amandine Place)
FRANCE. La canicule pourrait jouer des tours à l'économie française. Lors de très fortes chaleurs, la consommation des produits-phares de l’été connaît une augmentation spectaculaire.
 
La France fait face à une nouvelle canicule, du 29 juin au 5 juillet 2015. Celle-ci se démarque des autres par sa précocité. Les températures seront supérieures de huit degrés par rapport à juin 2014. Le thermomètre va atteindre les 40 degrés dans des villes comme Lyon ou Bordeaux. Un phénomène qui n’est pas arrivé depuis soixante ans. 
 
La chaleur modifie la consommation des Français. Ces derniers se tournent plus vers les produits susceptibles de leur apporter de la fraîcheur. « Les achats de produits solaires augmentent de 42%. Ceux des glaces en supermarché peuvent progresser jusqu’à 50% » constate Margerie Cauvin, directrice financière de Climpact-Metnext.
 
Les Français pensent acheter beaucoup plus d’eau plate. Les femmes préfèrent consommer des fruits frais ou des salades pour essayer de se rafraîchir alors que les hommes se tournent vers la bière et le vin blanc ou rosé, selon une étude de Toluna réalisée le 29 juin 2015.

Un nouvel outil

Climpact-Metnext appelle cela des produits météo-sensibles. Grâce à son outil prévisionnel mis à la disposition des entreprises, Climpact-Metnext aide à prévoir l’impact de la météo sur différents produits. Les glaces vont ainsi connaître un pic de consommation durant la semaine (+45%). La consommation de limonade, et de soda augmente de près de 50%. 
 
En regardant de plus près, les régions françaises ne réagissent pas de la même manière. « Dans la région Île-de-France la consommation de glaces individuelles augmentent de plus de 100% alors qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce supplément n’est que de 40%. Les régions du sud sont plus habituées aux fortes chaleurs » décrit Margerie Cauvin. 
 
D’autres produits connaissent eux une tendance à la baisse. Les Français perdent leur appétit pour les plats surgelés et les plats préparés (-30%).

L'économie devient météo-sensible

L'électricité augmente de 5 à 10% lors de fortes chaleurs. (Photo F.Dubessy)
L'électricité augmente de 5 à 10% lors de fortes chaleurs. (Photo F.Dubessy)
Les besoins énergétiques se renforcent durant l’été. Alors que la France a habituellement besoin d’une puissance électrique de 46 000 mégawatts en été, la canicule entraîne une augmentation de ces besoins de 5 à 10%. 
 
« Pour chaque degré de température au-dessus de 25 degrés, la France consomme environ 250 à 300 mégawatts supplémentaires, ce qui représente grosso modo la consommation de la ville de Nantes » déclare Pierre Bornard de la division « systèmes électriques » de Réseau de transport d’électricité (RTE).
 
Les chaleurs poussent à « fabriquer du froid ». Les réfrigérateurs, les climatiseurs, les ventilateurs fonctionnent à plein régime. La note d’électricité risque d’être plus salée pour de nombreux consommateurs. 
 
« Il faut dire que 70% de l'économie est aujourd'hui météo-sensible » affirment les experts de Climpact-Metnext. La grande consommation, la distribution, l'agriculture, le transport, l'assurance, l'industrie, les services, l'énergie, le textile, le tourisme, les loisirs, la santé... Tous les secteurs sont, d'une manière plus ou moins prononcée, sensibles aux aléas météorologiques.
 
Les agriculteurs doivent faire face aux demandes de vigilance. En Charente, la préfecture souhaite reporter les travaux agricoles pour éviter des incendies ou des conséquences de la chaleur sur les agriculteurs. La profession refuse arguant que les pertes deviendraient trop importantes. 
 
« Il existe toujours un risque d’incendie, mais nous n'arrêterons pas la récolte. Si demain arrive un orage, nos blés vont perdre du poids spécifique et de la qualité » déclare Xavier Desouche, président de la chambre d'Agriculture de Charente à France info.


Ludivine Tur


Mercredi 1 Juillet 2015



Lu 5507 fois


Les articles qui devraient vous intéresser
< >
Droits d'auteur et/ou Droits sur les Dessins et Modèles
Le présent site constitue une œuvre dont Econostrum.info est l'auteur au sens des articles L. 111.1 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. La conception et le développement dudit site ont été assurés par la société Econostrum.info. Les photographies, textes, slogans, dessins, images, vidéos, séquences animées sonores ou non ainsi que toutes œuvres intégrées dans le site sont la propriété d'Econostrum.info. Les reproductions, sur un support papier ou informatique, du dit site et des œuvres qui y sont reproduits sont interdites sauf autorisation expresse d'Econostrum.info.















RÉflexions

Réflexion

La Méditerranée orientale entre permanences stratégiques
et enjeux contemporains


avis d'expert

Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
de la Turquie, associée
au groupe d’analyse
de JFC Conseil


 




Actus par zones

Algérie Bosnie-Herzégovine Égypte Espagne France Grèce Israël Italie Jordanie Liban Libye Maroc Portugal Syrie Tunisie Turquie Europe MENA















Suivez econostrum.info en direct sur Facebook








  L'actualité économique
en Méditerranée, avec le soutien
de nos partenaires :
Anima       BEI
 
PlanBleu          avitem
 
Euromediterranee
Région PACA        EDF
 
AeroportMP            Femise