La candidature turque à l’UE stagne
EUROPE / TURQUIE. Suite au rapport annuel rendu par la commission des Affaires étrangères du Parlement de Strasbourg, le commissaire européen en charge de l’Elargissement et de la Politique de voisinage, Stefan Füle, a commenté les progrès réalisés par la Turquie sur la voie de son adhésion à l’UE.
En fait, outre les avancées dans le domaine de la concurrence qui devraient permettre selon Stefan Füle d’ouvrir prochainement ce chapitre aux négociations entre la Turquie et l’Europe, le commissaire a surtout pointé les faiblesses de la candidature turque. Il a ainsi déploré le refus du dialogue avec l’Etat européen de Chypre et les manquements au respect de la liberté de la presse qui conduisent de nombreux journalistes devant les tribunaux turcs. Stefan Füle s’est montré en revanche satisfait de la réforme constitutionnelle votée en 2010, soulignant toutefois que ces adaptations juridiques devaient être poursuivies, en concertation avec toutes les parties intéressées. Enfin, en ce qui concerne les migrations, le commissaire s’est félicité de l’accord de réadmission UE-Turquie, fin février 2011, qui fixe les règles de coopération entre la Turquie et l’UE en matière de visas, de contrôles aux frontières, de capacité d’accueil et de lutte contre l’immigration illégale et le trafic d’êtres humains.
Lire aussi : Les prochains Etats membres de l'Union européenne se mettent en ordre de marche Les Chypriotes turcs manifestent leur colère contre Ankara La Turquie est économiquement déjà européenne Caroline Garcia
Mercredi 9 Mars 2011
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