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La bourse de Casablanca reste frileuse

Depuis la crise, les introductions en bourse sont arrêtées. Les investisseurs et les épargnants restent méfiants.


Aucune introduction n'a eu lieu en 2009 à la Bourse de Casablanca (Photo DR)
Aucune introduction n'a eu lieu en 2009 à la Bourse de Casablanca (Photo DR)
MAROC. Si la bourse de Casablanca semble reprendre un peu de vigueur à la fin du premier semestre 2009, la tendance générale reste à la morosité.

« Le premier semestre n’est pas très bon, pour des raisons évidentes. La conjoncture mondiale affecte les entreprises marocaines qui travaillent sur les marchés internationaux, notamment dans le tourisme, mais aussi les équipementiers, qui voient leurs marchés se réduire (…) Les acteurs du marché, sensibles à cette conjoncture, ne font pas la différence entre sociétés qui se portent bien et sociétés en difficultés. On voit des entreprises avec de bons fondamentaux, mais dont le cours s’effondre », indique Abdelhak Errakhmi, président de la société de bourse Finergy.

L’indice Masi Flottant (Moroccan All Shares Index) a clôturé les six premiers mois de l’année en hausse de 14,36% à 11 588,55 points, mais en repli de 18,34% comparé à fin juin 2008 (14 191,07 points).

De son côté, la capitalisation boursière a atteint 553,90 Mds de dirhams au 30 juin dernier contre 496,88 Mds fin janvier 2009. Comparé à juin 2008 qui affichait 660,75 Mds, la bourse de Casablanca voit sa capitalisation baisser de 16,17% sur l’année.

Tandis que la tendance était à une dizaine d’introductions en bourse de Casablanca par an ces derniers temps, depuis la crise plus rien.

Méfiance des investisseurs

« La tendance est difficile car il y a à la fois méfiance des investisseurs et du marché. Nombre de sociétés qui étaient prêtes à se lancer en bourse ont stoppé le processus pour attendre un meilleur timing », explique le président de Finergy. Un élément qui accentue d’autant plus les carences structurelles de la bourse de Casablanca : à savoir le manque de profondeur et de liquidité du marché.

Côté valeurs, les plus fortes variations annuelles de cours impactant le marché (en raison de leur poids dans la capitalisation boursière) sont : Ciments du Maroc (-33,75%), la banque BMCI du groupe BNP Paribas (-14,13%), la compagnie immobilière CGI (-11,11%). A la hausse, le groupe immobilier Douja Prom Addoha gagne 43,69%.

Les valeurs moyennes comme la Snep (+39,88%) et Colorado (+50%), dans le secteur chimie, ainsi que les minières SMI (+60,90%) et Minière Touissit (+59,72%) s’en sortent très honorablement.

En revanche, la distribution automobile avec Auto Nejma (-31,43%), les services financiers comme Sofac (-18,47%) et Salafin (-8,33%), les boissons avec Oulmes (-18,44%) ou la pharmacie avec Promopharm (-15,66%) accusent le coup.


Christelle Marot, à CASABLANCA


Jeudi 23 Juillet 2009



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