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La bataille d'Alep qualifiée de guerre médiévale par l'Onu




Les crimes de guerre sont opposables à tous les belligérants de la bataille d'Alep (photo : OCHA/Romenzi)
Les crimes de guerre sont opposables à tous les belligérants de la bataille d'Alep (photo : OCHA/Romenzi)
SYRIE. Selon un rapport de l'Onu, toutes les parties impliquées dans la bataille d'Alep (juillet à décembre 2016) ont commis des crimes de guerre.
Dans ce texte publié mercredi 1er mars 2017, les membres de la commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie révèlent que "les frappes aériennes sur la partie est de la ville d'Alep ont délibérément visé des hôpitaux et des convois humanitaires et constituent des crimes de guerre et les attaques aveugles des groupes armés ont terrorisé les civils".

Les Nations unies fustigent le régime syrien en le rendant coupable, pour la première fois, d'un bombardement sur un convoi humanitaire en septembre 2016 (14 morts et 17 camions et leur chargement détruits) mais aussi le recours à des armes interdites comme le chlore ou les bombes à fragmentation dont "l'usage dans des zones résidentielles constitue un crime de guerre".

Alors que la prise de la ville était imminente, "les forces pro-gouvernementales sur le terrain, composées pour la plupart de milices syriennes et étrangères, ont exécuté des combattants hors de combat, des partisans soupçonnés d'appartenir à l'opposition, y compris des membres des familles des combattants. D'autres personnes ont été arrêtées et leur sort demeure inconnu."

Les assiégés utilisent des boucliers humains

Les enquêteurs pointent également les forces russes et particulièrement leur aviation dont "les frappes aériennes quotidiennes, faisant des centaines de morts et réduisant les hôpitaux, les écoles et les marchés en cendre". Sur la seule journée du 23 septembre 2016, les avions russes auraient conduit au moins vingt-huit frappes aériennes sur Alep-est alors contrôlé par l'opposition à Bachar al-Assad.

"Les forces gouvernementales et leurs alliés ont empêché la population civile de la partie est d'Alep d'avoir accès à la nourriture et aux fournitures de base", indique le rapport parlant d'"utilisation de tactiques brutales de siège pour forcer les redditions rappelant les guerres médiévales".

La commission implique également l'opposition dont "les groupes armés ont bombardé indistinctement des zones habitées avec des armes improvisées, causant de nombreuses victimes civiles. Un certain nombre de ces attaques ont été menées sans objectif militaire clair et n'ont eu d'autre but que de terroriser la population civile". Juste avant la reprise de la partie Est d'Alep par les forces gouvernementales, dans certains districts, les anti Bachar al-Assad ont "tiré sur des civils pour les empêcher de partir, les utilisant efficacement comme boucliers humains". L'Onu cite notamment l'attaque du 10 août 2016 contre un minibus d'étudiants (13 morts).

Selon Paulo Pinheiro, président de la commission d'enquête de l'Onu, "la violence à Alep documentée dans notre rapport devrait amener la communauté internationale à se concentrer sur le mépris continu, cynique des lois de la guerre par les parties belligérantes en Syrie.... Le ciblage délibéré de civils a entraîné la perte immense de vies humaines, y compris celles de centaines d'enfants."

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le conflit syrien a fait 312 000 morts.




Jeudi 2 Mars 2017



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