La Turquie veut augmenter ses exportations de fruits et légumesLa Turquie qui exportait moins d’un million de tonnes de fruits et de légumes frais jusqu’en 2000, a multiplié ce chiffre par trois en dix ans, à 2,7 millions de tonnes. Ses équipements s'adaptent à cette croissance.
La Turquie adapte ses infrastructures à l'augmentation de ses exportations de fruits et légumes. Photo GT.
TURQUIE. La Turquie espère parvenir en 2011 à 3 millions de tonnes d'exportations de fruits et légumes, selon Mustafa Satici, En valeur, les exportations turques se sont montées à plus de 1,56 mrd € en 2010, précise le président de l’association des exportateurs de fruits et légumes d’Antalya, la principale région de production. Cette forte croissance est tirée par les exportations d’agrumes, oranges, citrons, pamplemousses et mandarines qui représentent 42% du total, ainsi que des tomates, les cultures reines dans les régions méditerranéennes du pays. La Russie et les pays arabes en sont de grands consommateurs. La tomate cultivée en serres sur des milliers d’hectares dans le sud de la Turquie, est en lui-même le produit agricole le plus exporté. Les cerises, le raisin, les abricots et les fraises restent les fruits les plus prisés sur les marchés étrangers, tandis que côté légumes, les concombres, les poivrons et les oignons arrivent en tête, selon l’étude annuelle menée par l’union des exportateurs de la Méditerranée. Une production concentrée dans le Sud
La Turquie exporte en majorité vers l'Europe et la Russie (photo DR)
« Environ 60 à 70% des entrepôts et des facilités de stockage se trouvent dans le sud du pays, dans les régions méditerranéennes, là où se concentrent les zones de production », explique Selçuk Saban, directeur de l’assemblée des exportateurs d’Istanbul. Ces dépôts se trouvent dans les régions d’Antalya et de Mersin, les principaux ports de la façade côtière méridionale. Dans une moindre mesure, dans la région égéenne, autour d’Izmir.
« Après le type de transport dépend de la destination. Les exportations pour les Etats-Unis, pour la Chine, le Japon ou l’Afrique du Sud », se font par navires précise Selçuk Saban. « Pour la Grèce et la Bulgarie, le transport se fait par train. Mais la majorité des exportations de fruits et légumes vont vers l’Europe et la Russie et elles se font plutôt par camion ». Même si la Turquie est sans cesse en quête de nouveaux débouchés, elle a ainsi commencé cet hiver à exporter ses pamplemousses au Japon, les piliers restent la Russie, qui absorbe à elle seule plus de 36% du volume des exportations, l’Europe de l’Est et l’Allemagne, qui est le deuxième débouché. Une modernisation des équipements
Pour pouvoir suivre le rythme de la croissance de ses exportations, la Turquie a investi dans la rénovation de ses infrastructures au cours de ces dernières années.
Les ports et les installations douanières, notamment à la frontière avec la Bulgarie, ont été modernisés. Des lignes de transport Ro-Ro avec la Russie et l’Ukraine se développent, de même qu’à destination de l’Europe du Sud (Trieste). Le réseau routier prend désormais en compte le flux des camions de transports. La construction d’un troisième pont sur le Bosphore, tout au Nord de l’agglomération d’Istanbul, permettra ainsi aux camions de la contourner rapidement pour filer vers la Bulgarie. Guillaume Perrier, à ISTANBUL
Vendredi 1 Avril 2011
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