partager partager

La Turquie s’engage pour le gazoduc Nabucco


La construction du gazoduc Nabucco devrait démarrer en 2011 pour une mise en service en 2014 (illustration DR)
La construction du gazoduc Nabucco devrait démarrer en 2011 pour une mise en service en 2014 (illustration DR)
TURQUIE / EUROPE. C’est un grand pas, mais rien n’est encore réglé. Lundi 13 juillet 2009, la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie et l’Autriche doivent signer un accord pour la réalisation du gazoduc Nabucco qui doit permettre à l’Union européenne (UE) de réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie.

L’accord, négocié sous les auspices de la Commission européenne, ne sera rendu public qu’une fois signé, mais il devrait notamment prévoir d’accorder un certain quota de gaz à la Turquie qui ne veut pas être simplement considérée comme un pays de transit. En mai dernier, le gouvernement d’Ankara avait également fait comprendre aux Européens qu’un accord sur Nabucco devrait aller de pair avec la réouverture des négociations sur son adhésion dans l’UE.

Ce pipe line de 3300 km de long, dont le coût est estimé à 7,9 mds€, pourrait transporter graduellement jusqu’à 31 milliards de m3 par an de gaz de la Caspienne vers l'Autriche, à travers la Turquie et les Balkans.

Il reste toutefois à trouver son financement ainsi que les sources d’approvisionnement auprès d’autres pays que le seul Azerbaïdjan, dont les capacités de production ne pourront pas suffire aux attentes des européens.


Fanny Llorca


Vendredi 10 Juillet 2009



Lu 1429 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.