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La Tunisie vise une croissance de 4,5% en 2012


TUNISIE. « Notre objectif stratégique de développement est le renforcement des capacités et des performances des individus, des localités et des régions » a déclaré Jamel eddeine Gharbi, ministre tunisien du développement régional et de la planification lors du point de presse qu’il a tenu le 10 janvier 2012 à Tunis. Conférence où il a, notamment, exposé les objectifs et la stratégie de développement adoptés par le gouvernement actuel et a présenté la consultation nationale qui vient de démarrer et dont le but est d’identifier des plans d’actions et des projets spécifiques et adaptées à chacune des régions tunisiennes.

Un développement équitable, des entreprises plus compétitives et une plus grande employabilité tels sont les principaux objectifs de la stratégie nationale de développement, déclare Jamel eddeine Gharbi, sans oublier la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie dans les régions pour qu’elles soient plus attractives autant pour l’investissement que pour y vivre. 

S’agissant de la stratégie de développement, elle concerne deux volets, l’investissement public et l’investissement privé. Pour relancer les investissements publics et optimiser leur impact en termes de développement, le gouvernement œuvrera à mettre en place l’infrastructure et les services publics nécessaires pour développer l’environnement des affaires. Par ailleurs et en vue de répondre, au mieux, aux attentes des citoyens et de coller aux priorités des régions, le gouvernement a opté pour une approche participative et a lancé, à cet effet, une consultation nationale et régionale dont l’objectif est d’identifier les ressources  à développer et qui constituent des avantages comparatifs pour chacune des régions. Des commissions régionales ont, ainsi, été crées dans chaque gouvernorat, elles comptent des représentants des associations ainsi que les élus régionaux.

Sur l’investissement privé, le ministre souligne que l’objectif consiste à créer des filières économiques intégrées au sein de chaque région et de lancer des filières susceptibles de donner à l’économie nationale un positionnement compétitif au niveau international.

 En dépit des indicateurs économiques globalement en berne, le gouvernement vise à réaliser une croissance de 4,5% a, encore, annoncé Jamel eddeine Gharbi, qui précise que pour atteindre cet objectif il faudrait que la machine économique reprenne sa marche habituelle, que les exportations évoluent de 7%  et les investissements de 14%.




Nadia Chahed, à TUNIS


Mercredi 11 Janvier 2012



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