partager partager

La Tunisie, un marché prometteur

Depuis 14 ans, le Groupe des Eaux de Marseille a remporté plusieurs contrats pour la gestion du service de l’assainissement en Tunisie et mise désormais sur la volonté du gouvernement de mettre en place des délégations de service public.


Le Groupe des Eaux de Marseille est présent à Sfax, deuxième ville de Tunisie, depuis 2008
Le Groupe des Eaux de Marseille est présent à Sfax, deuxième ville de Tunisie, depuis 2008
TUNISIE. Fédéré autour de la Société des Eaux de Marseille (Sem), le Groupe est présent en Tunisie depuis 1996. Sa filiale, la Société méditerranéenne de l’environnement (Someden) avait alors remporté son premier marché dans le quartier d’El Menzah à Tunis, pour le compte de l’Office national de l’assainissement (Onas).

Depuis, le Groupe a développé ses positions en travaillant sur d’autres secteurs de la capitale tunisienne (Lariana, Mourouj Fouchana et la station d’épuration de Mornag) et en remportant en 2008 l’exploitation pour 5 ans des réseaux d’assainissement, des stations de pompage et des stations d’épuration des villes de Sfax – la deuxième ville du pays- et de Hencha. Cela représente quelques 160 km de réseau d’eaux usées, six stations de pompage et deux stations d’épuration d'une capacité de 215.000 équivalent habitant à Sfax et de 10.120 habitants à Hencha.

« Nous réalisons l’entretien du réseau mais les éventuels travaux de réhabilitation des canalisations sont à la charge de l’Onas », précise Eric Brun, directeur technique de la Someden. Même chose pour les stations d’épuration, la Someden en assurant l’exploitation après leur remise en état par l’Onas qui s’est appuyé sur l’état des lieux réalisé au préalable par les spécialistes de la Sem.

Au total, la Someden emploie 66 personnes, également réparties entre Tunis et Sfax, et travaille désormais à de nouveaux développements. Elle étudie le marché du nettoyage des réservoirs d’eau potable. Elle s’intéresse aussi à la Libye. Et surtout elle mise sur une évolution importante prévue dans les toutes prochaines années. « Le gouvernement envisage de confier la gestion de l’assainissement à des entreprises privées, dans le cadre de contrats de délégation de service public de plus longue durée », relève Eric Brun. Avec à la clé plusieurs marchés importants qui seront lancés dans les deux à trois années à venir.
 
 




Mardi 20 Avril 2010



Lu 1242 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.