La Syrie tire son épingle du jeu
SYRIE. Selon des statistiques gouvernementales, le pays aurait enregistré une hausse de 12% du nombre de touristes en 2009 par rapport à l'année précédente, portant le nombre de visiteurs à environ 6 millions, selon l'agence officielle Sana.
Dans le détail, Sana révèle que ce nombre comprend 1,1 million de Syriens de la diaspora et 3,6 millions de touristes arabes. Toutefois, ces bons résultats affichés par Damas sont mis en doute par les spécialistes mondiaux du tourisme, car ils incluraient la quasi-totalité des étrangers entrés sur le territoire, et non exclusivement ceux venus dans un but touristique. Parmi les rares autres chiffres disponibles mais non confirmés, les quelque 2,8 millions de touristes qui seraient entrés sur le territoire syrien via les postes frontières de Daraa (avec la Jordanie) et Nassib (avec la Turquie). La ville de Palmyre, qui est l'un des plus importants joyaux archéologiques mondiaux, aurait elle accueilli 296 000 visiteurs en 2009. Vers une amélioration de "l'atmosphère touristique"
Si les chiffres avancés précédemment sont difficilement vérifiables, il apparaît en tout cas que la Syrie est l'un des rares pays dans le monde à avoir enregistrer une croissance positive du tourisme en 2009, selon des chiffres de l'Organisation mondiale du tourisme.
D'ores et déjà, le ministère du Tourisme syrien a élaboré un plan d'action pour drainer encore plus de touristes en 2010. Le ministre Saadalla Agha al-Qalaaa a élaboré une stratégie en deux volets, qui s'appuie sur l'amélioration de la qualité des établissements hôteliers et de restauration du pays, ainsi que sur l'amélioration de "l'atmosphère touristique". Des facilités de prêts seront par ailleurs accordés aux professionnels du tourisme pour qu'ils rénovent leurs établissements et garantissent une formation d'un personnel de plus grande qualité. Plusieurs hôtels ont été ouverts depuis quelques années sur les sites de Palmyre ou d'Alep, mais ils n'égalent pas encore, en qualité, leurs voisins libanais ou jordaniens. Quelques projets d'hôtels sont en préparation, la plupart avec des fonds du Golfe, comme celui du parc à thème Jurasia, d'un montant de 10M$, à proximité de l'aéroport de Damas, par le Koweïtien United Entertainment and Tourism Company. La presse internationale fait les yeux doux à la Syrie
Le site de Palmyre est l'un des plus prisés par les touristes. (crédit Ministère du tourisme syrien)
Un autre projet vient d'être approuvé par le ministère du tourisme, à Alep. D'un montant de 2,22 mds de livres syriennes (34,76M€)), comprenant un hôtel 5 étoiles de 400 chambres et des activités de loisirs, l'établissement verra le jour d'ici quatre ans.
Par ailleurs, la vieille ville de Damas continue sa réhabilitation. Malgré les sanctions américaines à son encontre, la Syrie continue donc de drainer un grand nombre des visiteurs du Moyen-Orient, grâce à son patrimoine archéologique exceptionnel. Depuis le début de l'année, la presse internationale n'a pas manqué de promouvoir les richesses syriennes, comme le magazine touristique espagnol Viaje, qui consacre, en janvier 2010, plus de dix pages à Palmyre. Le New York Times a lui recommandé, dans un article du 23 janvier 2010, la visite d'Alep, qualifié de "merveilleux souk du monde", ou encore de la vieille ville de Damas. Autant de publicité qui devrait booster le tourisme déjà en bonne santé, de la Syrie. Lire aussi dans notre dossier : En chute en 2009, le tourisme méditerranéen foisonne de projets en 2010 Etienne Pauchant : \"Il faut redonner son identité à la Méditerranée...\" La France touristique résiste bien à la crise L'Italie face au défi du tourisme low cost L'Espagne cherche à inverser la tendance Le Maroc touristique pousse un ouf de soulagement Hausse modeste mais constante du tourisme algérien Malte accuse une baisse de ses visiteurs Croatie : stabilité à terre, hausse en mer... En Slovénie, le tourisme joue la double carte de la proximité et de l'environnement En Egypte, le secteur du tourisme encaisse la crise mieux que prévu Une année record pour le tourisme au Liban Avec Istanbul capitale européenne de la culture la Turquie attirera 30 millions de touristes en 2010 Tourisme durable en Méditerranée : il reste beaucoup à faire Le tourisme tunisien tente une montée en gamme Jenny Saleh, à BEYROUTH
Vendredi 29 Janvier 2010
Lu 3212 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||




Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







