partager partager

La Pologne prend la tête du Conseil de l'Union européenne


Le logo de la nouvelle présidence polonaise (photo UE)
Le logo de la nouvelle présidence polonaise (photo UE)
POLOGNE / EUROPE. La Pologne entame, vendredi 1er juillet 2011 sa première journée à la présidence du Conseil de l'Union européenne, à la suite de six mois de présidence hongroise. Elle prend les rênes à l'heure où l'Union européenne fait face à de nombreux défis économiques, politiques, sociaux et sociétaux.

La Pologne (38 millions d'habitants) a rejoint l'Union européenne en 2004, et affiche parmi ses priorités la relance de la défense européenne, l'accélération de la croissance économique, le renforcement de la sécurité énergétique et alimentaire ainsi que l'ouverture à l'Est.

Les objectifs de la présidence sont le parallèle des défis de l'Union européenne : permettre de renforcer l'intégration du marché européen et d’accélérer la croissance économique à l'heure où la Grèce vient d'accepter un plan d'austérité et que la rue gronde contre ce projet.

La Pologne entend renforcer la coopération avec les voisins de l'UE et poursuivre l'élargissement de la zone de l'UE malgré les tentations protectionnistes à travers l'Europe. Lancé en 2009, un partenariat oriental visant à encourager six pays de l'ex-soviétique (Ukraine, ­Biélorussie, Moldavie, Géorgie, Arménie et Azerbaïdjan) sera remis à l'ordre du jour.

Un autre objectif consiste à renforcer la sécurité énergétique, alimentaire et militaire de l’Europe sous fond de débat sur la sortie du nucléaire.


« Nous avons à assumer cette présidence dans une période difficile. La crise financière de la zone euro perdure, avec sa meilleure illustration en Grèce. Les événements en Afrique du Nord et au Proche-Orient constituent autant de problèmes et défis », commente Donald Tusk, premier ministre polonais,  dans un article publié vendredi 1er juillet 2011 par le quotidien Gazeta Wyborcza.

Vendredi 1er juillet 2011, il reçoit à Varsovie le président du Conseil européen Herman van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, des mains duquel il reprendra symboliquement la présidence de l’Union.

C’est au cours de la présidence polonaise que commencera un débat très important sur le nouveau budget 2014-2020 pour l'Union européenne.

La Pologne poussée par les sondages, l’opinion publique polonaise soutenant fortement la présidence, forme une population des plus euro-enthousiastes de toute l’Union.


Astrid Jousset


Vendredi 1 Juillet 2011



Lu 1009 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.