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La Libye entre joie et inquiétude

La guerre en Libye prend fin après la mort de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet chiffre à 300 M€, le coût des interventions françaises en Libye.


Le Conseil de sécurité de l'Onu autorisait le 17 mars 2011 une intervention militaire en Libye. (Photo ONU)
Le Conseil de sécurité de l'Onu autorisait le 17 mars 2011 une intervention militaire en Libye. (Photo ONU)

LIBYE. La guerre en Libye prend fin après la mort de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. La France s'emploie donc à faire les comptes des interventions aériennes de l'Alliance, depuis le 19 mars 2011. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet chiffre à 300 M€, le coût des interventions françaises en Libye.

«Sur un budget de 31,7 milliards d'euros, ça représente 1%», souligne le ministre de la Défense. Une dépense équivalente à 50% du budget annuel des opérations extérieures, voté à l'automne 2010.

Gérard Longuet annonce une réduction prochaine, « d’ici à une quinzaine de jours », des effectifs français en Libye. La France espère rester en Libye, sous une autre forme, pour participer à la recontruction du pays. Car une autre bataille commence, qui espérons ne mobilisera plus des militaires, mais des hommes d'affaires et des responsables politiques.

Les nouveaux dirigeants libyens doivent remettre sur pieds un pays ravagé par huit mois de guerre civile et assurer l'unité d'un pays composé de tribus parfois hostiles les unes envers les autres. Pour y arriver, ils devront commencer par désarmer la population. Ce ne sera pas chose facile car d'énormes quantités d'armes circulent et déjà des fiefs se sont constituées avec la formation de « Conseils locaux » dans plusieurs villes libérées.

Seule force politique réellement organisée, les islamistes occupent déjà le terrain, en particulier les Frères Musulmans et le Groupe islamique de combat libyen (Gicl) très proche d'Al-Qaïda. Plusieurs responsables du CNT ont déjà souligné leur inquiétude face à une situation pour pourrait évoluer de la guerre civile vers le chaos. Théoriquement, le CNT devrait tenter de faire appliquer la « déclaration constitutionnelle » publiée en septembre 2011. Elle prévoit la mise en place, au plus tard un mois après la proclamation de la libération du pays, d’un gouvernement de transition chargé d’organiser en huit mois des élections générales, afin de remettre ses pouvoirs à une Assemblée élue.


Astrid Jousset


Vendredi 21 Octobre 2011



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