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La Grèce risque un défaut de paiement en mars 2012




Lucas Papademos tire la sonnette d'alarme (photo site premier ministre grec)
Lucas Papademos tire la sonnette d'alarme (photo site premier ministre grec)
GRECE. Le premier ministre grec Lucas Papademos a mis en garde mercredi 4 janvier 2012 contre un défaut de paiement incontrôlé en mars 2012 si le patronat et les syndicats ne parvenaient pas à un accord sur la réduction des coûts du travail pour stimuler la compétitivité.

"Nous ne pouvons escompter que d’autres états de l'Union européenne et les organisations internationales continuent à soutenir financièrement un pays qui ne s’adapte pas à la réalité et ne traite pas ses problèmes" a-t-il déclaré à l'issue d'une réunion avec les syndicats. 

Les créanciers de la Grèce ont demandé au pays de revoir à la baisse les salaires dans le privé, dont l'équivalent du SMIC, pour améliorer la compétitivité de son économie. Selon la presse grecque il serait question de supprimer dans le privé comme cela a déjà été fait dans le public, les 13e et 14e mois. 

Ces exigences sont d'autant mal perçues par les Grecs, qu'elles sont liées à l’octroi de la prochaine tranche du prêt de 89 M€ accordé au pays, qui devait lui être versé fin janvier 2012 en échange des mesures d'austérité déjà prises.  

 Il n'empêche, les chiffres sont implacables, le déficit grec sera cette année de 10%. Il manque donc plus de 3 mds € pour combler le trou. La troïka a prévenu : pas de coupes horizontales supplémentaires dans les salaires du public et les retraites, « les Grecs ne le supporteraient pas » selon les experts du FMI et de la BCE, mais en revanche les salaires des entreprises publiques d’État, les fameuses DEKO, peuvent être encore baissés, de même, toujours selon ces experts, que ceux des militaires, des policiers, des juges et des médecins du secteur public. De plus, 150 000 fonctionnaires doivent être licenciés d’ici 2015.

Pour le secteur privé, les experts du FMI sont intraitables selon les termes des patrons grecs présents aux entretiens : le SMIC (751 € brut, soit 550 € net) doit aussi être baissé. Il doit être aligné sur la productivité de la Grèce. Selon un homme d’affaires grec, présent aux pourparlers et qui préfère garder l’anonymat, désormais, pour la Troika, « la référence de la Grèce ce n’est pas l’Europe, mais les Balkans. Les Grecs doivent s’aligner sur des salaires d’au maximum 400 €.

Le principal syndicat a rejeté toute baisse de salaire et insiste sur le respect des conventions sociales, « nous ne sommes pas disposés à céder le moindre pouce sur le salaire garanti des travailleurs les plus pauvres" a déclaré Yiannis Panagopoulos chef du syndicat du secteur prive GSEE.

Des grèves sont prévues dans les semaines qui suivent. 




Jeudi 5 Janvier 2012



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Béatrice Chatain, Professeur d'Histoire-Géographie, spécialiste
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