La France espère rapidement une résolution de l'Onu pour intervenir en Libye
Mouammar Kadhafi entend répliquer en cas d'attaque étrangère (photo DR)
LIBYE. Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères est jeudi 17 mars 2011 à New-York, pour plaider la cause défendue par Paris, Londres et Beyrouth d'une action militaire contre les troupes de Mouammar Kadhafi en Libye.
Les quinze états membres du Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer sur une résolution qui permettrait une intervention destinée à stopper la répression contre les opposants qui ne contrôlent plus qu'une infime partie du territoire et se trouvent acculés à Benghazi. La seule incertitude sur ce vote reste la voix de la Chine. Si elle s'abstient, la résolution serait adoptée. Rappelons que si neuf voix sont suffisantes, il suffit d'un seul veto d'un des cinq membres permanents du Conseil (Etats-Unis, Russie, France, Royaume-Uni et Chine) pour que la résolution soit envoyée aux oubliettes. La résolution permettrait l'utilisation de tous les moyens pour protéger les populations civiles libyenne et donc des attaques, exclusivement aériennes et pas terrestres, sur des cibles situées en territoire libyen. Les opérations militaires pourraient être conduites par une coalition comprenant la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et des pays arabes. Mais aussi la création de la fameuse zone d'exclusion aérienne réclamée depuis plusieurs jours d'abord par la France avec l'appui de la Ligue arabe. Elle conduirait à un cessez-le-feu. Face à cette menace qui empêcherait les troupes régulières libyennes de poursuivre leur avantage sur les opposants, l'agence officielle Jana relaie une menace du ministre libyen de la Défense. Ce dernier menace, en cas d'opération militaire étrangère contre la Libye, de s'attaquer au trafic aérien et maritime civil et militaire en Méditerranée. Une escalade annoncée dans la violence qui ne devrait pas servir la cause de Mouammar Kadhafi lors de la réunion du Conseil de sécurité. Frédéric Dubessy
Jeudi 17 Mars 2011
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