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La France entre dans un nouveau plan de rigueur


Le Premier ministre François Fillon retrouvait, lundi 24 octobre 2011, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour faire le point sur les négociations en cours au plan européen. (photo : gouvernement français)
Le Premier ministre François Fillon retrouvait, lundi 24 octobre 2011, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour faire le point sur les négociations en cours au plan européen. (photo : gouvernement français)
FRANCE. Le premier ministre français, François Fillon reste inflexible et a annoncé, lundi 7 novembre 2011, un nouveau plan de rigueur de 7 mrds€ pour se mettre en phase avec la révision par le gouvernement des perspectives de croissance.pour 2012 (passées de 1,7 à 1%).

L'objectif est de ramener les déficits à 4,5% du PIB dès 2012 et parvenir à l'équilibre en 2016.

Au menu, l'immobilisation à 1% de la revalorisation des prestations sociales, le gel des barèmes de l'impôt sur le revenu et sur la fortune (ISF) au niveau de 2011, 500 M€ d'économies supplémentaires sur les dépenses de l'État en 2012, une majoration temporaire de 5% de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises (CA de plus de 250 M€) et enfin l'âge légal de départ en retraite à 62 ans avancé d'un an, à 2017.

Réduire semble être le maître mot de ce plan qualifié par François Fillon de "l'un des plus rigoureux depuis 1945" : réductions de dépenses de 5% du plafond des dépenses de campagnes électorales et réduction des niches fiscales apparaissent au programme. Les salaires des membres du gouvernement et du président de la république seront gelés. "Jusqu'au retour à l'équilibre strict des finances publiques" précise le premier ministre. Ce dernier appelle "les responsables politiques et les dirigeants des grandes entreprises, en particulier des entreprises du Cac 40, à faire exactement la même chose."
 
Les organisations professionnelles de la restauration estiment, quant à eux, que "les engagements sur l'emploi, les salaires et les prix, faits en échange de la TVA à 5,5% pour leur secteur, deviennent caducs" avec l'annonce du gouvernement de remonter le taux réduit à 7%. Le Premier ministre déclarait quant à lui, "Je serai très attentif aux produits les plus sensibles qui bénéficient actuellement de ce taux réduit: ainsi les équipements et les services à destination des personnes handicapées ne seront donc pas concernés par la hausse".

Le chef de fil des sénateurs du Parti Socialiste, François Rebsamen considère que "cette improvisation permanente face à une situation des plus graves montre un gouvernement balloté par les évènements (...) et qui s'est jusqu'ici contenté de rustines et de mesurettes, prises à la va-vite (...)".


Astrid Jousset


Lundi 7 Novembre 2011



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