La Chine et la Grèce renforcent leurs liens économiques
Le groupe chinois Cosco exploite déjà deux terminaux conteneurs sur le port du Pirée (photo DR)
GRECE. Treize contrats et un accord de coopération maritime ont été signés mardi 15 juin 2010 entre le vice-premier ministre chinois et le gouvernement grec représentant plusieurs centaines de millions d’euros.
Sept de ces contrats concernent le secteur maritime avec la commande de cargos par des armateurs grecs auprès du chantier naval chinois Cosco ainsi que des options sur huit autres navires similaires. Les accords signés prévoient aussi de faciliter les affrètements et la création d’une joint venture. Autre dossier important, celui signé entre le groupe chinois BCEGI et le grec Helios Plaza pour la réalisation d'un complexe hôtelier et d’un centre commercial au port du Pirée, près d'Athènes représentant un investissement de 100 M€. De son côté, le groupe de télécommunications grec OTE s'est lié par un «accord de coopération» avec le chinois Huawei Technologies. Le groupe Cosco est déjà établi au Pirée, après avoir signé en novembre 2008 un contrat de concession de 3,4 milliards d'euros, pour 35 ans, pour la gestion de deux terminaux conteneurs. Limiter l'impact de la rigueur
La Grèce cherche à attirer des investisseurs étrangers pour relancer son économie et limiter l’impact de la cure d’austérité imposée par ses difficultés financières. Début mai 2010, le premier ministre du Qatar avait annoncé que son pays était intéressé pour investir 5 mds€ pour développer des projets d’énergies renouvelables en Grèce. Quelques jours plus tard, le gouvernement grec signait aussi plusieurs accords de coopération économique avec le premier ministre turc.
Lundi 14 juin, l'agence de notation Moody's a abaissé la note de la Grèce de "A3" à "Ba1", la reléguant dans la catégorie spéculative, estimant qu'il restait des incertitudes importantes sur le calendrier du plan de sauvetage de la Grèce, signé avec l'Union européenne et leFonds monétaire international (FMI). Cette décision de Moody's a été très critiquée par les dirigeants européens qui l'ont jugé "irrationnelle" et "malheureuse". Mardi 15 juin, elle n'avait toutefois pas eu de conséquence sur les marchés financiers. Brigitte Challiol
Mardi 15 Juin 2010
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