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La Catalogne perd son statut de « nation »


ESPAGNE. Quatre ans après l'adoption par référendum du statut d'autonomie de Catalogne , le Tribunal Constitutionnel espagnol (équivalent du Conseil Constitutionnel en France) vient de valider le texte, mais en éliminant 14 dispositions jugées incompatibles avec la Constitution Espagnole .

La retouche la plus symbolique concerne la non-reconnaissance de la Catalogne comme « nation », un terme qui sera donc supprimé du statut d'autonomie.


Par ailleurs, le catalan n'est plus considéré comme « privilégié », comme cela était auparavant le cas, mais reste « la langue d'usage courante dans les administrations et les médias », au même titre que le castillan.

Le Tribunal Constitutionnel donne également un coup d'arrêt aux velléités indépendantistes Catalanes, en enlevant tout pouvoir coercitif au « défenseur du peuple », qui était d'abord désigné comme le juge le plus compétent dans la gestion des activités de la Generalitat (le parlement catalan). 


Les magistrats chargés d'évaluer la constitutionnalité du statut catalan reconnaissent cependant le caractère bilatéral des relations entre la Catalogne et l'État Espagnol.

Le président de la Generalitat, José Montilla (Parti Socialiste Catalan), s'est dit « indigné » par les décisions du Tribunal Constitutionnel.



Francis Mateo, à BARCELONE


Mardi 29 Juin 2010



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Commentaires

1.Posté par Julio Martínez le 30/06/2010 08:53
Le Statut d'Autonomie de Catalogne a été seulement approuvé par moins de 25% de la population de la Communauté Autonome. À partir de ce moment on n'a pas dû approuver le Statut. D'autre part, M. Montilla et son gouvernement ce qu'ils devaient faire est d'observer les décisions des tribunaux, chose qu'ils ne font pas généralement.

2.Posté par fabien80 le 30/06/2010 10:19
C'est quand même curieux que 10 juges d'un tribunal, tout constitutionnel qu'il soit, s'autorisent à remettre en cause un texte approuvé par deux Parlements et un referendum... M.Montilla a raison de résister et défendre les intérêts de ses administrés.

3.Posté par Julio Martínez le 30/06/2010 13:37
Mais ce que ne peut pas faire M. Montilla c'est d'aller contre la Constitution espagnole.

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