partager partager

La CCI Marseille Provence s'affiche métropolitaine


Jacques Pfister veut peser pour l'émergence d'une grand métropole (photo F.Dubessy)
Jacques Pfister veut peser pour l'émergence d'une grand métropole (photo F.Dubessy)
FRANCE. "Nous sommes totalement en faveur d'une grande métropole avec ou sans le Pays d'Arles. Il faut absolument qu'elle réunisse tous les pouvoirs que la loi lui donne: financiers et économiques. Elle aurait ainsi tout en main pour grandir, bénéficier de plus d'attractivité à l'international et permettrait de fluidifier les besoins de tout le territoire." Le président de la Chambre de commerce et d'Industrie Marseille Provence (CCIMP), Jacques Pfister ne se contente pas d'appuyer le débat en cours sur les métropoles dans le cadre de la réforme des collectivités locales, il met sa pierre à l'édifice en décidant de renommer la CCIMP, CCI métropolitaine Marseille Provence. Un baptème "plus symbolique que directement opérationnel" reconnaît-t-il.

"Avec une métropole, nous n'aurions plus besoin du Conseil général, plus besoin du Conseil régional et même plus besoin du Préfet dont le rôle est d'arbitrer nos différents" complète Jacques Pfister qui entend se calquer sur le périmètre métropolitain défini par le Préfet Hugues Parant le 22 avril 2011.

Le président n'entend pas louper cette "deuxième chance historique de se constituter en métropole à l'instar des grands territoires européens. Nous serions ridicules si Nice, Montpellier, Toulon, se déclaraient métropoles et pas nous. Ce serait une honte pour le territoire !"

D'autre part, la CCI métropolitaine Marseille Provence se rapproche actuellement avec la CCI territorale du Pays d'Arles, située sur le même département. "Nous discutons des convergences possibles mais nous ne parlons de pas de fusion ! Seulement de projets en commun" précise Jacques Pfister. 

La CCI organisera le 1er décembre 2011 un "Forum économique métropolitain" à l'Ecole des Mines de Gardanne.


Frédéric Dubessy


Mardi 14 Juin 2011



Lu 1278 fois

Commentaires

1.Posté par Luculus le 14/06/2011 17:32
Le projet de métropole semble constituer pour les élus et d’autres acteurs un moyen de se recycler en direction d’une nouvelle instance de pouvoir. Avant même que les réflexions aient atteint un niveau de résultat suffisant et que les populations concernées soient consultées sur la base d’une information suffisante.

Les moyens d’étude et d’action économique déjà existants au sein des territoires à fédérer dépassent largement ce que la CCIMP n’offre qu’avec peine. Elle se maintient grâce à une multitude de mandats qui lui permet de parler au nom des entreprises, alors qu’aux dernières élections consulaires elle n’a pu mobiliser que 13 % de votants.

« Plus besoin du Conseil général, du Conseil régional et même du Préfet » nous dit Monsieur Pfister, mais plus besoin de la CCIMP non plus.

© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.