La Banque d’Espagne ne cache plus ses exigences sur les fusions de caisses d'épargneLes fusions de caisses d'épargne espagnoles devront remplir de strictes conditions pour recevoir l'appui des autorités. La Banque d’Espagne ne devrait accorder son aide qu’aux entités dont les actifs fusionnés dépassent les 50 mds€.
Miguel-Ángel Fernández Ordóñez, gouverneur de la Banque d'Espagne (photo BdE)
ESPAGNE. Les différentes caisses d’épargne en Espagne sont désormais averties : « la sortie de crise devra en passer par la fusion ou l’absorption de certaines entités financières espagnoles. Il n’est pas souhaitable de sauver l’ensemble des institutions financières », a affirmé le gouverneur de la Banque d’Espagne, Miguel-Ángel Fernández Ordóñez, fin juin 2009, lors d’une conférence de presse sur le Fond de restructuration ordonnée bancaire (FROB), un fond de relance espagnol doté de près de 10 mds€. Le secteur bancaire espagnol est, en effet, composé de plus de 40 caisses d’épargne qui, pour se sortir de la crise, mais surtout pour s’octroyer l’appui du FROB, tendent à élaborer des rapprochements. Grands acteurs De leur côté, Caja Duero et Caja España ont enclenché un mouvement de rapprochement qui, du fait de contraintes techniques de valorisation d’actifs, ne devrait pas être bouclé avant le mois d’octobre 2009. Mais c’était sans compter sur les exigences de la banque centrale espagnole qui, poussant certes à la fusion, n’accepte désormais que de grands acteurs sur la place. Ainsi, selon des sources officielles citées par le quotidien El Economista, la Banque d’Espagne n’accorderait d’aide qu’aux entités dont les actifs fusionnés dépassent les 50 mds€, plaçant une nouvelle fois la barre très haut. Certaines caisses doivent donc revoir leur copie, intégrer de nouveaux alliés dans leur projet de rapprochement ou accepter de fusionner sans avoir recours au FROB, comme l’ont annoncé Unicaja et Caja Jaén le 13 juillet 2009. Anna Casal, à BARCELONE
Mercredi 15 Juillet 2009
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