La BEI prête 350 M€ à STMicroelectronicsCette ligne de crédit qui ne sera consommée qu’au gré de ses besoins va permettre au groupe de semiconducteurs de conforter sa flexibilité financière et de financer un programme d’investissement pesant pour plus de 7% du chiffre d’affaires et une enveloppe de recherche et développement de 28%.
Alain Dutheil, Directeur Général de ST, offre une plaquette de silicium de dernière génération à Philippe de Fontaine de Vive, vice président de la BEI. (photo DR)
EUROPE / FRANCE / ITALIE. Nouveau prêt de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) au groupe de semiconducteurs STMicroelectronics. Un contrat de prêt de 350 M€ a été signé lundi 27 septembre 2010 à Rousset (près de Marseille-Sud de la France), entre Alain Dutheil, directeur général du groupe franco-italien, et Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI. Cette dernière devient ainsi le premier financeur de l’industriel avec un encours de 1,1 md€.
« Ce prêt est destiné à soutenir les activités de recherche et développement de STMicroelectronics », souligne Philippe de Fontaine Vive. « En agissant de la sorte, nous sommes dans notre rôle de soutien à l'industrie et à l'innovation. Le groupe correspond bien à notre cible, parce qu'il fait de gros efforts pour développer et maintenir une activité de production en France et en Europe », ajoute le dirigeant de la banque. La recherche et développement est une des priorités de la BEI qui y a consacré 1,4 md€ en France en 2009. Forte reprise dans les semiconducteurs
L'AuKey est une nouvelle solution clé-en-main basée sur les microcontrôleurs ST23 hautement sécurisés de ST (photo DR)
Après une année 2009 difficile, le groupe franco-italien profite de la reprise. « Les prévisionnistes anticipent un rebond de 30 à 35% en 2010 », note Alain Dutheil. Du coup, alors que le groupe tournait au tiers de ses capacités début 2009, il a décidé des « investissements importants pour renforcer ses capacités de production de 20% », indique le directeur général.
Après le creux de 2009, où les investissements avaient été limités à 5% du chiffre d’affaires (8,51 mds $ soit 6,30 mds€ en 2009), ces dépenses devraient cette année faire un bond au dessus de 7% des ventes, l’objectif affiché étant d’y consacrer 7% par an en moyenne sur un cycle de trois à cinq ans. Les sites européens de Rousset et Crolles (en France), Agrate Brianza et Catane (en Italie) sont ceux qui en bénéficient le plus. De même que pour les dépenses de recherche et développement qui ont bondi à 28% des ventes en 2009. Prochaines générations de puces
Les recherches sont axées sur la mise au point des prochaines générations de puces électroniques.
Elles doivent permettre de développer de nouvelles applications dans le domaine des équipements portables en tirant le meilleur parti de la puissance et de l’autonomie des batteries. Outre l’informatique et les télécommunications, ces travaux devraient bénéficier à l’industrie et à l’automobile. Aliette de Broqua
Lundi 27 Septembre 2010
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