L'opposition donne 72 heures à Mouammar Kadhafi pour quitter le paysL'ultimatum lancé par l'opposition à Mouammar Kadhafi, la tenue de plusieurs réunions importantes en Europe et dans le sud de la Méditerranée, laissent présager un dénouement proche de la situation en Libye.
Mouammar Kadhafi va-t-il encore tenir longtemps ? (photo DR)
LIBYE. Alors que les combats se poursuivent en Libye notamment par de nouveaux bombardements sur le port pétrolier de Ras Lanouf, l'opposition se fait bravache et lance un ultimatum.
Après avoir rejeté lundi 7 mars 2011 l'appel du pied de Mouammar Kadhafi à négocier, offre toutefois démentie par le pouvoir en place, les insurgés maîtres de l'est du pays donnent maintenant "72 heures" au guide suprême de la révolution pour quitter le pays. "S'il quitte la Libye dans les 72 heures et met un terme aux bombardements, nous nous abstiendrons de le poursuivre pour crimes" a ainsi déclaré Moustafa Abdeldjeïl, ancien ministre de la justice passé à l'opposition et président du Conseil national libyen qui regroupe l'opposition à Benghazi, seconde ville du pays. Un ultimatum lui permettant de sauver la face et surtout de mettre un terme à la guerre civile. L'opposition libyenne contrôlerait désormais Zenten située à 120 km au sud-ouest de Tripoli et tenterait de s'emparer de Zawiyah à seulement 60 km de la capitale. Les deux villes sont toutefois encerclées par les forces régulières. Un week-end décisif
Après l'Europe et à la Ligue Arabe, l'Organisation de la conférence islamique (OCI qui regroupe cinquante-sept pays) et les monarchies arabes du Golfe ont également plaidé pour la création d'une zone d'exclusion aérienne ("no-fly zone") pour éviter les bombardements sur les civils.
La Chine et la Russie se disent contre. Ceci risque de poser problème à la France et à la Grande-Bretagne qui entendent déposer un projet de résolution en ce sens au Conseil de sécurité de l'ONU. L'OTAN a précisé qu'elle continuait à travailler sur tous les scénarios y compris sur une intervention militaire. Alors que deux représentants du Conseil national libyen (opposition) étaient présents mardi 8 mars 2011 au Parlement européen à Strasbourg et vont se rendre mercredi 9 mars 2011 auprès d'Alain Juppé, ministre français des Affaires extérieures, les réunions vont s'enchaîner en cette fin de semaine. Avec d'abord celle des puissances occidentales prévue jeudi 10 et vendredi 11 mars 2011 à Bruxelles dans le cadre de l'OTAN et de l'Union européenne. Samedi 12 mars 2011 au Caire, ce sera le tour de la Ligue arabe de tenir sa réunion de crise sur la Libye autour des ministres arabes des Affaires étrangères. Le week-end pourrait donc être décisif. Frédéric Dubessy
Mardi 8 Mars 2011
Lu 1530 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info |
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version
Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.
Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Par Michel Roche, consultant Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||



Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Par Michel Roche, consultant 







