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L’information géographique au secours du foncier méditerranéen


Une illustration de l'étalement urbain méditerranéen, à Damas. (photo : F. André)
Une illustration de l'étalement urbain méditerranéen, à Damas. (photo : F. André)
FRANCE / MÉDITERRANÉE. L’Association française pour l’information géographique (AFIGEO) se penchait, les 12 et 13 octobre 2011 lors de la Semaine économique de la Méditerranée, sur les villes et territoires méditerranéens. Les stratégies foncières mises en œuvre autour de la Méditerranée étaient notamment évoquées. Un sujet éminemment politique, comme l’assurait le directeur général tunisien de l’association Développement durable international, Fathi Ennaïfer, mais qui pourrait être stimulé par les entreprises privées, notamment par les promoteurs immobiliers et les aménageurs.

Consultant, Joseph Comby a proposé son point de vue sur l’étalement urbain, globalement présenté comme néfaste pour l’écologie et la cohésion sociale. « En Méditerranée, le problème n’est pas de lutter contre l’extension de l’urbanisation, a soutenu Joseph Comby, mais de choisir sur quels sites on aménage afin de préserver les rares terres agricoles pour poursuivre le développement urbain sur les terres stériles ». Une position argumentée, qui a néanmoins laissé sceptique l’audience de géographes. Valorisant les apports des systèmes d’information géographique (SIG) pour améliorer les choix publics d’aménagement, il a en outre mis en garde contre la mise en place de tels dispositifs à court terme : « La mise à jour des données doit être prévue dès la création du SIG, sans quoi cet outil perd de sa valeur très rapidement ».


Urbanisme anarchique

La gestion du foncier recoupe des enjeux économiques forts, comme l’a montré Liliane Buccianti-Barakat. La professeure de géographie de l’Université libanaise Saint-Joseph de Beyrouth a présenté l’anarchie qui règne dans l’urbanisme de ce pays qu’elle a décrit comme un « paradis fiscal » qui attire de nombreux investissements immobiliers de promoteurs arabes comme de riches Libanais vivant à l’étranger. « Le prix du mètre carré au centre de Beyrouth peut atteindre 9.000€, ce qui fait de cette capitale une des plus chères du monde arabe, où les appartements de 350m² s’empilent dans des tours de plus en plus hautes, repoussant les populations les plus pauvres aux frontières d'une conurbation géante ».
 
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Caroline Garcia


Vendredi 14 Octobre 2011



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