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L’inexorable montée de la pression sociale sur le gouvernement algérien


Augmentations de salaires, primes, statut particulier, indemnités, emploi, logement… Telles sont les principales revendications des différents mouvements sociaux qui se multiplient depuis quelques semaines à travers tout le pays.



Les pouvoirs publics ne font que gagner du temps et reporter les échéances (photo DR)
Les pouvoirs publics ne font que gagner du temps et reporter les échéances (photo DR)
ALGÉRIE. Les autorités algériennes restent confrontées à un mouvement de revendication sociale multiforme. 

En dépit d’une manne financière provenant des hydrocarbures, manne financière que la guerre en Libye ne peut qu’accroître, les pouvoirs publics doivent sans cesse mettre la main à la poche pour tenter de désamorcer la bombe sociale. 

Après les paramédicaux, puis les greffiers de justice qui ont obtenu une augmentation de salaire de 110%, c’était au tour des médecins résidents, des travailleurs du secteur pétrolier et ceux des chemins de fer de se lancer dans l’action revendicative. 

La grève des travailleurs de Sonatrach  et celle des chemins de fer sont d’autant plus inquiétantes pour le gouvernement qu’elles se déroulent sur fond de contestation de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), la centrale unique qui, du fait de son soutien à l’Exécutif, se trouve de plus en plus débordée par la base. 

La tension monte également du côté de certaines entreprises publiques importantes de la zone industrielle de Rouiba à une trentaine de kilomètres à l’Est d’Alger.

Etudiants, gardes communaux et chômeurs

Mais les trois secteurs les plus « redoutables » pour les autorités sont sans conteste les étudiants, les chômeurs et les 90 000 gardes communaux qui ont, chacun de leur côté, la capacité de porter la contestation dans les rues de la capitale.

On l’a vu tout dernièrement encore le 6 mars 2011 avec la marche de 5 000 gardes communaux dans les rues d’Alger. Une marche qui s’est déroulée en dépit de l’interdiction formelle de manifester dans la capitale et de l’important dispositif policier mis en place.

Les étudiants ont également investi la rue à plusieurs reprises devant le ministère de l’Enseignement supérieur.

Quant aux chômeurs, ils se sont donné rendez-vous le 20 mars 2011 à la place des Martyrs.

Interpellé de toutes parts, le gouvernement négocie, tente de gagner du temps et cède dans nombre de cas, ce qui encourage toutes les catégories sociales dont le pouvoir d’achat s’est considérablement érodé ces dernières années à monter au créneau et présenter leurs revendications.

Le régime n’est pas menacé dans l’immédiat

Le gouvernement fait en même temps très attention pour éviter tout dérapage dans la répression de la contestation sociale.

La consigne est « zéro mort » et le moins de blessés possible.

Déconnectée des forces politiques d’opposition, ne disposant pas de relais organisés solide et encore largement éclatée, la contestation sociale ne menace pas dans l’immédiat un régime disposant d’une réelle marge de manœuvre financière.

Nombre d’observateurs considèrent cependant que les pouvoirs publics ne font que gagner du temps et reporter les échéances, sans avoir jusqu’ici trouvé la solution au casse-tête social.

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A. Belkessam, à ALGER


Mercredi 9 Mars 2011



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