partager partager

L’industrie solaire espagnole a perdu 10.000 emplois


Le secteur des centrales photovoltaïques espagnoles souffre de la surcapacité aggravée par la baisse des aides de l’Etat (photo DR)
Le secteur des centrales photovoltaïques espagnoles souffre de la surcapacité aggravée par la baisse des aides de l’Etat (photo DR)
ESPAGNE. Selon le syndicat professionnel Asociación de la Industria Fotovoltaica (ASIF), l'industrie solaire aurait perdu 10.000 emplois, essentiellement des CDD.

C'est la conséquence de la diminution de 20% du montant des primes à l'installation, en octobre 2008, et de la surproduction mondiale.

Le photovoltaïque hispanique vient pourtant de monter sur la première marche mondiale, devançant l'Allemagne. D’une année sur l’autre, la puissance installée aura été multipliée par trois avec 3.200 MW et 43.600 centrales.

Isofoton suspend sa production

Isofoton, le premier producteur espagnol de plaques photovoltaïques qui emploie 800 personnes entre Malaga et Madrid, a suspendu sa production pour quatre semaines pour faire face à un excès de stock et l’arrêt des commandes.

L’autre grand, Siliken (Casas Ibanez, Valence, Ténérife et San Diego) concentre désormais ses efforts sur l’exportation. Il était ainsi présent fin janvier à Abu Dhabi pour le salon World Future Energy Summit et en décembre à Montpellier pour le salon Energaïa.

Autre piste: si le marché des centrales photovoltaïques semble bouché pour au moins trois ans en Espagne, celui de l’équipement en plaques de toit pour logements individuels ou collectifs reste porteur.


Robert Villena


Mercredi 4 Février 2009



Lu 1826 fois
© Copyright Econostrum.info
Conformément au code sur la propriété intellectuelle, toute reproduction ou transmission de cet article est strictement interdite, sauf accord formel d'Econostrum.info


Publicité




avis d'expert
Aux racines de la croissance verte en région Méditerranée
Dr. Christian Averous Par Dr. Christian Averous, économiste de l’Environnement
Promouvoir une croissance verte dans la région Méditerranée, en soutien au développement durable et à la réduction de la pauvreté, s’impose comme défi majeur de notre temps. English version

Pour une réorganisation des relations entre l’Union européenne et les pays méditerranéens
Jean-François Coustillière Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes
Aujourd’hui l’Union européenne (UE) dispose de trois cadres différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone (PB) né en 1995, la politique européenne de voisinage (PEV) née en 2003 et l’Union pour la Méditerranée (UpM) née en 2008.

Aspects géopolitiques de la crise syrienne
Michel Roche Par Michel Roche, consultant
Depuis plus d’un an la Syrie vit un drame et on ne voit pas émerger une solution. Les résolutions pourtant peu ambitieuses des Nations Unies, ne sont pas respectées et l’envoi d’un contingent d’observateurs qui atteindra 300 hommes (sic) parait bien dérisoire face à l’ampleur de la crise.